Focus - Revue de presse
Lundi 27 Avril 2009
Travail le dimanche : et la semaine ?
Ça s'est passé un dimanche… le 26 avril, Brice Horftefeux, ministre du Travail, a annoncé au micro du "grand rendez-vous" Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, qu'une nouvelle proposition de loi sur le travail dominical serait déposée "dans les toutes prochaines semaines" et débattue en juillet à l'Assemblée nationale. L'Agence France Presse note que cette promesse de campagne de Nicolas Sarkozy n'a pas pu jusqu'alors se concrétiser et que le ministre du Travail attribue ce retard à la tactique parlementaire de l'opposition qui avait déposé quelque 7.000 amendements en décembre à un texte du député UMP Richard Mallié sur l'extension du travail dominical. Le Nouvel Obs dresse la chronologie du débat depuis la déclaration d'origine du candidat Nicolas Sarkozy, le 5 février 2007 : "Je suis pour la liberté, si les gens veulent travailler le dimanche ou aller faire leurs courses le dimanche, pourquoi le leur interdire ?", jusqu'à la toute dernière tentative, le 8 avril dernier, de faire passer un texte au Sénat par le biais d'amendements de centristes lors de l'examen du projet de loi sur le tourisme, amendements qui furent finalement retirés. Dimanche, Brice Hortefeux a redoublé ses précautions, commente L'Express : l'engagement pris par Nicolas Sarkozy "doit être tenu et il sera atteint", mais selon une "nouvelle méthode" a déclaré le ministre : "Je consulterai les partenaires sociaux – j'ai commencé. Je consulterai aussi les autorités religieuses, catholiques et protestantes, pour bien souligner qu'il ne s'agit pas d'une remise en cause du repos dominical". S'il ne doit pas y avoir "généralisation totale du travail du dimanche", Brice Hortefeux juge cependant nécessaire de pouvoir "ouvrir tous les commerces de détail (…) dans les zones touristiques et thermales", où seuls les magasins de loisirs, culture et sport le peuvent actuellement, ainsi que dans certaines "grandes agglomérations", comme Paris, Marseille, et Lille, relève Libération. A quelques jours du défilé unitaire du 1er mai, les syndicalistes ont vivement réagi : jugée "hors sujet" par François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, la déclaration du ministre du Travail est considérée comme une "provocation pure et simple" par Bernard Thibault, son homologue de la CGT, repris par l'Associated Press. Côté PS, relève Libération, François Hollande a jugé un nouveau texte "inopportun", avec la crise qui fait que "c'est pas facile de garder son travail la semaine".




