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Focus - Revue de presse

Mardi 21 Avril 2009

Téléphones mobiles et antennes-relais : un débat sans tabou ?

Fait rarissime, une plainte collective contre l'opérateur Orange a été déposée hier par vingt-six habitants d'une résidence de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Ils exigent le démontage de trois antennes-relais, relève Le Parisien/Aujourd'hui en France. Un coup de semonce, commente le quotidien, alors que le Grenelle des ondes (dit aussi "Grenelle des antennes") doit être lancé jeudi 23 avril sous forme d'une table ronde. Celle-ci, organisée à l'initiative du Premier ministre, afin de débattre sur les dangers de la téléphonie mobile et des antennes-relais, réunira une cinquantaine de représentants des opérateurs, des usagers, des collectivités locales et de l'Etat autour de la ministre de la Santé, Rosine Bachelot, de la secrétaire d'Etat chargée du développement de l'Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet et de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno. Le "Grenelle des antennes" sera présidé par Jean-François Girard, docteur en médecine et directeur de l'Institut de recherche pour le développement, précise Le Point. Après le 23 avril, plusieurs réunions des groupes de travail sont prévues courant mai qui devront déboucher sur une deuxième table ronde à la fin du mois, indique Le Progrès de Lyon. Pour Chantal Jouanno, "il s'agit de clarifier les choses (…) parce qu'il y a des études officielles qui nous disent qu'il n'y a pas de risque avéré pour la santé et il y en a d'autres qui disent qu'il y a quand même un risque". Pour autant il ne faut pas se "tromper de sujet" et "se focaliser" sur les antennes, ajoute la secrétaire d'Etat citée par La Gazette des Communes : "le vrai sujet sur lequel on a dit qu'il y a des incertitudes, c'est le téléphone portable". Chantal Jouanno prône l'interdiction du portable pour les enfants de moins de dix ans et souhaite le lancement d'un téléphone portable qui ne pourrait être utilisé qu'avec une oreillette. Quant aux associations de défense de l'environnement, qui craignent un exercice "de communication", commente La Gazette, elles exigent "un débat ouvert, sans tabou ni a priori d'aucune sorte".