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Focus - Revue de presse

Vendredi 17 Avril 2009

RSA : Martin Hirsch défend son bébé

La réaction n'a pas tardé. Mercredi 15 avril, le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, publiait sur le blog du Revenu de solidarité active (RSA) (www.toutsurlersa.fr) une "mise au point", suite à la publication, le même jour, d'une enquête relativisant l'impact du RSA dans les départements testant le dispositif.
Martin Hirsch précise qu'"en septembre 2008, un rapport d'étape avait déjà mis en évidence un taux de retour à l'emploi significativement plus élevé dans les zones où le RSA avait été expérimenté que dans les autres zones". Pour Martin Hirsch, les effectifs pris en compte par la Drees dans son enquête sont "trop faibles" pour "donner des renseignements statistiques valides". Il estime également que l'enquête a été réalisée trop peu de temps après les débuts de l'expérimentation pour que les conclusions puissent être significatives.
Le Haut commissaire était sur tous les fronts, puisque jeudi 16 avril, il affirmait encore sur Europe 1, que le RSA est "robuste, solide et adapté en période de crise". Une argumentation qu'il a poursuivie dans Le Parisien le même jour, expliquant que "le RSA marchera".
Pour Localtis, les résultats publiés par les chercheurs de la Drees "ne cadrent guère" avec les diverses  évaluations partielles menées jusqu'à présent. Le site d'information rappelle que la seule évaluation "officielle" du RSA est celle "prévue par l'article 2 de la loi du 1er décembre 2008". Conformément à la loi, le gouvernement transmettra au Parlement avant le 1er juin 2009 un bilan des expérimentations du RSA dans les départements volontaires.
Le RSA n'a donc pas fini de faire parler de lui. D'autant plus que sa mise en œuvre s'annonce, elle aussi, source de conflits. La Gazette des communes reprend ainsi les propos du syndicat Force Ouvrière, qui estime que la mise en place du RSA est "un défi impossible à relever" pour les Caisses d'allocations familiales (Caf) "au vu du peu d'emplois et de ressources prévus". Alors que les Caf sont confrontées à un afflux de demandes d'allocataires, la gestion du calendrier social s'annonce délicate.