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Focus - Revue de presse

Mercredi 18 Fevrier 2009

Réforme des collectivités : les petites villes se manifestent

A l’approche de la publication du rapport Balladur sur la réforme des collectivités locales, l’Association des petites villes de France (l’APVF regroupe des communes de 3000 à 20 000 habitants) a transmis son manifeste à la Commission, indique Les Dernières Nouvelles d’Alsace, qui rapporte les propos de son président, Martin Malvy : « Nous souhaitons qu’il n’y ait pas de bouleversements trop importants ». Ce document témoigne sur de nombreux points de l’attachement des élus des petites villes à l’organisation actuelle des collectivités, commente Localtis Info, qui ajoute : le bureau de l’APVF s’oppose ainsi autant à la disparition d’un échelon de collectivité qu’à la suppression de la clause générale des compétences des régions et départements. Le manifeste refuse toute fusion département-région, complète La Gazette des Communes : « Ce n’est pas parce que l’on rapprochera que l’on mutualisera, déclare Martin Malvy. Les régions n’ont aucun service social alors que ce secteur représente 60 à 70 % des budgets des conseils généraux ». Sur le plan de l’intercommunalité, l’APVF se prononce « pour un achèvement de la carte » des communautés autour de périmètres plus « pertinents » et plus « cohérents » et en faveur de l’élection au suffrage universel direct des conseillers communautaires. « Les petites villes périurbaines refusent d’être transformées en simples mairies d’arrondissement des communautés », lance le président de l’APFV. Maire Info fait l’inventaire des « quatre chantiers réellement prioritaires » proposés par l’association : clarifier la répartition des compétences, achever le regroupement intercommunal, assurer aux collectivités les moyens financiers d’exercer les compétences qui leur reviennent d’ores et déjà et mettre en place une réelle concertation ». Localtis Info rappelle que, selon une enquête réalisée au début de l’année par l’APLV, 54 % des maires de petites villes estiment qu’une réforme de l’organisation territoriale est « souhaitable, mais pas prioritaire ».