Focus - Revue de presse
Mercredi 26 Aout 2009
Redécoupage électoral : les félicitations du président
L'opposition n'en voulait pas, le Conseil des ministres l'a fait, commente Le Télégramme à propos de l'adoption hier des deux textes sur le redécoupage électoral pour les prochaines élections législatives. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Alain Marleix, a présenté ces textes en annonçant que le Conseil d'Etat avait émis, lundi soir, un avis favorable sur chacun d'eux, note l'Agence France Presse. Le premier texte ratifie l'ordonnance qui supprime 33 circonscriptions législatives et en crée 33 nouvelles "afin de réduire les disparités démographiques apparues depuis le découpage de 1986" et délimite par ailleurs 11 circonscriptions pour représenter les Français de l'étranger, a expliqué Luc Chatel, porte-parole du gouvernement relayé par l'AFP. Le second texte précise les dispositions "nécessaires à l'élection des députés désignés par les Français établis hors de France". Le Figaro indique que le secrétaire d'Etat a eu droit aux triples félicitations du président, du Premier ministre et de son ministre de tutelle, Brice Hortefeux. "Cela fait quarante ans qu'Alain fait ça et je me demande comment il fait pour avoir toujours autant de passion" a dit Nicolas Sarkozy, selon le quotidien du matin. Le parti socialiste conteste ce redécoupage, qu'il estime "partial" et "partisan" et qui devrait rendre l'alternance plus difficile dans notre pays". Le mercredi 29 juillet, à la suite de la présentation de la nouvelle carte des circonscriptions législatives au Conseil des ministres, il avait annoncé qu'il allait utiliser "toutes les voies de recours pour contester", dont le dépôt d'un recours en contentieux devant le Conseil d'Etat (recours rejeté). Benoît Hamon, relayé notamment par Le Nouvel Obs, affirmait alors que ce projet permettait à l'UMP d'"empocher 30 sièges de plus à l'Assemblée nationale, "sur la base des résultats de 2007". Sur les 33 circonscriptions supprimées, 18 sont détenues par un député de gauche et 15 par un député de droite. Selon le porte-parole du PS, "pour que (le parti socialiste) puisse envisager demain avoir une majorité de sièges à l'Assemblée nationale, il faudrait que nous réunissions 51,3% des suffrages exprimés dans une élection législative". Rappelons enfin que le nouveau découpage électoral maintient le nombre de députés à 577.




