Focus - Revue de presse
Mardi 30 Juin 2009
Quel degré d'autonomie pour la Martinique ?
Le 26 juin dernier, à Fort-de-France, Nicolas Sarkozy annonçait l'organisation d'un référendum sur un éventuel statut d'autonomie pour la Martinique. "Je suis venu vous annoncer clairement que l'ai l'intention de consulter les Martiniquais sur l'évolution des institutions de leur territoire, comme la constitution m'y autorise", a déclaré le président de la République à l'issu de la cérémonie de baptême de l'aéroport Aimé Césaire, note La Gazette des communes, qui rappelle qu'en 2003, les électeurs de Martinique et de Guadeloupe avaient refusé par référendum l'instauration d'une collectivité unique. Le chef de l'Etat a pris la précaution de bien délimiter le cadre de cette consultation populaire, précise Le Figaro. "Le débat dont nous parlons n'est pas celui de l'indépendance", a souligné Nicolas Sarkozy. "Tant que je serai président de la République, la question de l'indépendance de la Martinique, c'est-à-dire de la séparation avec la France, ne sera pas posée. (…) C'est le débat du juste degré de l'autonomie. La Martinique est française et le restera." En quoi consisterait cette autonomie, s'interroge le quotidien ? En ce qui concerne Saint Pierre et Miquelon, les lois de la République s'appliquent, sauf dans certains domaines, notamment le logement et les impôts. Si l'on prend par exemple la Polynésie, celle-ci peut aller jusqu'à permettre d'avoir un drapeau propre au territoire, une monnaie, ou encore un hymne. "Plus une collectivité deviendra autonome, moins l'Etat aura de prise sur les affaires qui la concerne", semble lui répondre le chef de l'Etat. "Plus elle est autonome, plus elle devra assumer", ajoute-t-il. Différents scénarios sont possibles, selon lui, la Constitution autorisant différents degrés d'autonomie. Le débat devrait s'organiser dans le cadre des états généraux. Libération note par ailleurs que les élus départementaux et régionaux de Martinique réunis en congrès ont voté (dès le) vendredi 19 juin une résolution demandant le report des élections régionales prévues en 2010, dans la perspective d'une consultation de la population martiniquaise sur une évolution institutionnelle.




