Focus - Revue de presse
Vendredi 25 Septembre 2009
Quand la réforme territoriale provoque des secousses
Tandis que le parti socialiste écrit à Alain Marleix, secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités, pour exprimer ses inquiétudes concernant la réforme territoriale et s’étonne « que l’opposition parlementaire n’ait pas du tout été informée des intentions du gouvernement », selon La Gazette des communes, le Premier ministre pronostique que la réforme des collectivités, « ça va secouer ». « La réforme des collectivités locales consiste au fond à remettre de l’ordre dans le désordre de la décentralisation. On a rajouté des couches les unes au dessus des autres », a déclaré François Fillon, cité par Maire Info, lors d’un meeting au Touquet. Parmi les secousses attendues, déjà réelles cependant, celle relative à la création du conseiller territorial. « Elle va faire l’objet de beaucoup de débats à l’Assemblée nationale et au Sénat dans les semaines qui viennent », prédit le Premier ministre, qui a demandé aux parlementaires et militants UMP de soutenir la réforme proposée par le gouvernement. « Vous avez le devoir de nous soutenir parce que ça va secouer, parce que tout le monde n’est pas d’accord », a-t-il lancé dans une déclaration reprise par Le Figaro. L’Agence France Presse relève toutefois que Bernard Accoyer (UMP) a mis en garde contre l’instauration d’une dose de proportionnelle pour l’élection du futur conseiller territorial. Si le conseiller territorial est « une solution réaliste et efficace pour harmoniser l’action des départements et des régions, (…) les effets de la proportionnelle, nous la connaissons par cœur, a déclaré le président de l’Assemblée nationale. La proportionnelle, c’est le mode des assemblées instables, des groupes charnières, des exécutifs précarisés, des majorités impuissantes et des minorités régnantes. C’est la volonté du peuple diluée… », a-t-il souligné. Réponse du Premier ministre, relayée également par l’AFP : « Le mode de scrutin qui vous est proposé (….) est celui de l’élection dans le cadre du canton, donc au scrutin majoritaire à un tour, qui garantit l’ancrage territorial et la proximité des élus dans la population. (…) Nous ne pouvions pas effacer les acquis du scrutin proportionnel qui favorise la parité et la représentation des différentes sensibilités politiques. C’est pourquoi nous proposons un scrutin mixte, majoritaire pour l’essentiel, doublé d’une dose de proportionnelle ». « Il ne faut pas craindre un débat de fond », a affirmé François Fillon. Les parlementaires communistes sont, quant à eux, clairs dans leur positionnement, résolument contre les projets du gouvernement. Avec ces projets, « le gouvernement pousse à l’extrême la reconcentration des pouvoirs aux mains de l’Etat », a dénoncé Nicole Borvo, la présidente du groupe PCF au Sénat, citée par Acteurs publics. « Un mode d’élection redoutable est annoncé » pour les conseillers territoriaux, a-t-elle ajouté, estimant que « la logique bipartiste et majoritaire va fonctionner à fond » ;




