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Focus - Revue de presse

Mardi 10 Mars 2009

Projet de loi HPST – Obésité, alcool, tabac et prévention "light"

Mesures et demi-mesures ont été adoptées hier soir à l’Assemblée nationale lors de l’examen du volet prévention et santé publique du projet de loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » (HPST). Les députés ont voté l’interdiction de vente de tabac et d’alcool aux moins de 18 ans, et ont fait de la lutte contre l’obésité une « priorité » de la santé publique. Côté prévention du tabagisme, Le Monde relève aussi l’interdiction totale des « cigarettes bonbons », dont les arômes sucrés (vanille, chocolat) « permettent d’effacer l’âpreté des premières cigarettes et favorisent donc la dépendance à la nicotine », selon le ministère. Or 30 % des fumeurs âgés de 13 ans consomment régulièrement ce type de cigarettes, révèle une enquête récente. Voilà pour les mesures, reprises par l’ensemble de la presse. Les députés ont aussi comblé un vide juridique, note l’Agence France Presse, en autorisant, avec quelques restrictions, la publicité pour l’alcool sur Internet. Celles-ci concernent notamment les sites « principalement destinés à la jeunesse », précise La Tribune, ainsi que les services en ligne « édités par des associations, sociétés et fédérations sportives ou des ligues professionnelles ». Quant à l’interdiction de la vente d’alcool dans les stations-service, elle ne sera pas totale, contrairement au souhait du gouvernement. Le texte de compromis institue l’interdiction entre 18h00 et 08h00. Pas de compromis cependant pour cet autre amendement qui visait à interdire les publicités pour produits sucrés ou gras à la télévision « dans les quinze minutes qui précèdent et suivent » des programmes jeunesse. Il a été purement et simplement rejeté. La lutte contre l’obésité serait-elle « une grande cause nationale mais pas à l’Assemblée nationale », comme le dit le député socialiste Marcel Rogemont, cité par Les Echos ? Celui-ci rejoint ainsi d’autres députés de l’opposition qui jugent « scandaleux », voire « lamentable » cette « capitulation en rase campagne », selon l’expression de Gérard Bapt.