Focus - Revue de presse
Jeudi 16 Avril 2009
Projet de loi HPST – "L'appel des 25" étonne Roselyne Bachelot
Sous le titre "Contre la mort de l'hôpital public : l'appel des 25", Le Nouvel Observateur publie cette semaine un texte signé par vingt-cinq grands professeurs des hôpitaux publics dénonçant le projet de réforme de Roselyne Bachelot, dont "le maître mot, selon eux, n'est plus la santé mais la rentabilité". La loi Bachelot "porte en elle la disparition de cette médecine hospitalière au profit d'une politique mercantile. (…) La préoccupation centrale n'est plus le malade mais le compte d'exploitation de l'hôpital." Suit un long développement sur le renforcement des pouvoirs des directeurs d'hôpital : "Ce directeur pourra n'avoir aucune compétence médicale ou en santé. C'est pourtant lui qui arrêtera le projet médical de l'hôpital. Lui aussi qui nommera et révoquera les médecins responsables des structures de soins. Sur quels critères ?". Après plusieurs pistes de réflexions, les 25 en appellent à l'organisation d'Etats généraux de l'hôpital public et concluent : "Soyons clairs. Si cette loi n'est pas amendée, elle s'appliquera sans nous". Dans une tribune intitulée "Les 25 devraient vraiment lire la loi Bachelot", publiée par Le Figaro ce jeudi 16 avril, la ministre de la Santé indique qu'elle a "lu avec intérêt et étonnement la tribune signée par vingt-cinq professeurs hospitaliers parisiens" et poursuit : "Les signataires en appellent à la tenue d'Etats généraux de l'hôpital. Ignorent-ils vraiment que la loi a été élaborée suite à un travail de concertation sans précédent (…) au cours de laquelle des centaines d'acteurs hospitaliers ont été entendus ?" Puis elle répond point par point aux récriminations des professeurs ("suppressions massives de postes", "tarification des actes identiques dans le public et le privé", "malade réduit au tarif de sa maladie"…). Quant au fait de dénoncer un "directeur qui pourrait n'avoir aucune compétence médicale ou en santé", la ministre oppose "la haute compétence de ces professionnels de santé publique, formés à l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP)" et souligne que "l'hôpital a besoin d'une équipe unie pour le diriger et c'est ce que propose la loi".




