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Focus - Revue de presse

Mardi 10 Fevrier 2009

Projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » : coup d’envoi à l’Assemblée nationale

C’est aujourd’hui que les députés commencent l’examen du « projet de loi  portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires », plus connu sous la dénomination : « Hôpital, patients, santé et territoires » (HPST). Cet examen marque le terme d’un long cheminement, rappelle Localtis, qui prend sa source en octobre 2007 lors du discours de Nicolas Sarkozy au CHU de Bordeaux présentant les premières grandes lignes du projet, tandis que les étudiants en médecine manifestaient leur mécontentement face aux rumeurs d’éventuelles restrictions à la liberté d’installation des médecins à la sortie des études. Moins d’un an et demi plus tard, et après moult concertations et évolutions, c’est un projet qualifié d’un peu « fourre-tout » par l’opposition qui est présenté aux députés, tout en reflétant une approche globale et transversale de la santé. « Ses quatre titres traitent ainsi successivement de la modernisation et de la gouvernance des établissements de santé, de l’accès à tous à des soins de qualité, de la prévention et de la santé publique, ainsi que de l’organisation territoriale du système de santé », commente Localtis. L’accès aux soins, les « déserts médicaux », la liberté d’installation des médecins, l’hôpital et la prévention sont au cœur de ce vaste projet, indique l’Agence France Presse, qui rappelle que la France est le troisième pays de l’OCDE en matière de dépenses de santé et cite les propos de Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales à l’Assemblée : « C’est un texte d’organisation et non de financement ». La Croix, qui publie dans son édition du 9 février, un zoom sur l’avenir de l’hôpital, reprenant notamment les principales mesures du projet de loi, affirme que les « déserts médicaux » seront au cœur des débats au Palais-Bourbon : « certains députés sont favorables à une remise en cause de la liberté d’installation des médecins libéraux », précise le journal catholique.