Focus - Revue de presse
Mardi 17 Fevrier 2009
Oui unanime des députés à l’allocation de fin de vie
Les députés ont adopté aujourd’hui à l’unanimité la proposition de loi créant une allocation journalière pour permettre à un proche d’accompagner à domicile une personne en fin de vie. La proposition, indique Le Parisien, émane d’une des mesures phares de la mission d’évaluation de la loi Léonetti sur le droit des malades et de la fin de vie, remis en décembre au Premier ministre. Celui-ci s’était alors déclaré favorable à un financement partiel de ce congé, précise Acteurs publics, et avait demandé à ses ministres de lui faire des « propositions concrètes pour la prise en charge financière d’une partie du congé de solidarité familiale ». Le congé de solidarité familiale permet déjà à tout salarié de s’absenter pour assister un proche souffrant d’une maladie mettant en jeu le pronostic vital, mais sans accompagnement financier. L’allocation de fin de vie, fixée à 49 euros par jour, est limitée à trois semaines. Pour en bénéficier, il faudra accompagner à domicile un patient en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable (loi 2005 sur les droits des malades et de la fin de vie) et être un ascendant, un descendant, un frère, une sœur ou une personne partageant le domicile du patient, précise Acteurs publics. La gestion de cette allocation, dont le financement est pris en charge par l’Etat, incombera « aux organismes du régime général de l’assurance maladie ». L'allocation devrait concerner 20 000 personnes par an et coûter vingt millions d’euros. Selon le Professeur Régis Aubry, président du comité de suivi du développement des soins palliatifs, cité par Le Figaro, le congé rémunéré de fin de vie faciliterait aussi le maintien au domicile des malades, solution moins coûteuse que l’hospitalisation et plus respectueuse de la volonté des Français. Actuellement, trois personnes sur quatre meurent à l’hôpital, sans un proche à leurs côtés.




