Focus - Revue de presse
Lundi 29 Juin 2009
La mission Belot pas assez "métropolitaine" ?
On se souvient de l'accueil plutôt favorable des associations d'élus concernant les conclusions de la mission "Belot" sur la réforme des collectivités territoriales, présentées le 17 juin au Sénat. Claudy Lebreton, le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), cité par Le Courrier des maires, saluant "le travail sérieux de la mission", annonçait qu'il allait "faire autorité chez les élus" ; l'Association des petites villes de France (APVF) émettait une "appréciation positive sur les principales propositions", notamment celles concernant la gouvernance et l'achèvement de la carte intercommunale ; François Langlois, délégué général de l'Association des régions de France (ARF), estimait que c'était "du bon travail de parlementaire qui connaissent bien la réalité des choses" et considérait qu'il s'agissait d'une "base de travail intelligente et positive pour aller de l'avant et moderniser le tissu des collectivités". A une nuance près cependant, traduite par ce commentaire de François Langlois : "Il n'y a rien de révolutionnaire dans ce qu'ils proposent". Le "manque d'ambition", c'est justement le reproche fait à la mission par l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) dans un communiqué relevé par Localtis Info et La Gazette des Communes. Cette dernière note que la critique porte essentiellement "sur le très faible nombre de grandes villes concernées par le statut de métropole" (rappelons que la mission préconise huit métropoles au lieu des onze suggérées par le Comité Balladur). Dans son communiqué, l'AMGVF souligne qu'il serait au contraire "nécessaire de permettre à celles qui le souhaitent de franchir une étape nouvelle vers l'unification des compétences communales et intercommunales" et que "le rapport affaiblit donc considérablement l'ambition métropolitaine de la réforme". Plus généralement l'Association d'élus des grandes villes juge les propositions de la mission temporaire sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales "très en retrait par rapport à l'objectif initial de la réforme qui vise à simplifier la gouvernance de nos territoires pour gagner en efficacité, accroître la lisibilité démocratique et optimiser la dépense publique".




