Focus - Revue de presse
Mercredi 22 Avril 2009
Insécurité : Nicolas Sarkozy dévoile son plan et ôte les cagoules
Lors d'un déplacement au commissariat de Gagny (93), Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi 21 avril, seize mesures policières et judiciaires pour combattre le phénomène des bandes violentes, indique l'Agence France Presse, qui précise : sur ces seize mesures, huit concernent l'action de la police, trois la justice et cinq la protection des personnels et établissements de l'Education nationale. Citons entre autres : la création d'un fichier dédié aux violences urbaines et aux phénomènes de bandes, la mise en place d'une police d'agglomération chargée de coordonner la collecte du renseignement et l'action de la police, la création de groupes spécialisés pour traiter les violences urbaines et les agissements des bandes, la mise sur pied, d'ici fin 2010, de cent unités territoriales de quartier et de vingt-trois compagnies de sécurisation pour le maintien de l'ordre dans les quartiers sensibles, la surveillance de quatre cents établissements scolaires par vidéoprotection, la transformation en délit de l'intrusion dans un établissement scolaire… "L'entrée de la violence dans les écoles est un scandale. L'école doit être sanctuarisée" a déclaré le chef de l'Etat. Manifester avec une cagoule devient également un délit, relève Le Figaro, qui indique que Michèle Alliot Marie a déjà transmis un décret en ce sens à Matignon. Les Echos retient la demande de Nicolas Sarkozy que l'on examine la possibilité pour une victime d'avoir "un avocat à la minute de l'agression". Il s'agirait en fait pour la victime de pouvoir bénéficier des conseils d'un avocat pour préparer l'audience, savoir quel sont ses droits et à quelles réparations elle peut prétendre, précise le quotidien économique. Un catalogue de mesures que Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a qualifié de "salade niçoise". Selon lui, le président "mélange la responsabilités des magistrats, l'aide aux victimes et de nouvelles incriminations sur les bandes alors même que notre code pénal est le plus sévère d'Europe et dispose déjà de tout l'arsenal nécessaire".




