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Focus - Revue de presse

Mardi 26 Mai 2009

"Grenelle des ondes" : orientations, désorientations…

La table ronde "radiofréquences, santé, environnement" s'est achevée ce lundi 25 mai avec une dizaine de pistes mais sans aucune mesure forte. Le gouvernement temporise, les associations claquent la porte des discussions, commente Libération. Le bilan de ce Grenelle express (trois journées de réunions associant Etat, associations, opérateurs et élus mais guère de scientifiques) s'avère, sans grande surprise, plutôt maigre, poursuit le quotidien : dix "orientations" dont aucune mesure ne ressort vraiment, si ce n'est deux pistes : l'interdiction de l'usage des téléphones portables par les enfants dans l'enceinte des écoles primaires et l'engagement, de la part des opérateurs, de proposer des forfaits "SMS exclusive", sans voix. Sans voix, les associations, déçues, le sont effectivement restées, selon L'Expansion qui indique qu'elles ont suspendu leur participation au Comité de suivi chargé de veiller à la mise en œuvre des conclusions du Grenelle des ondes. Denis Baupin, adjoint à l'environnement à la mairie de Paris et participant à l'une des réunions au nom de l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) parle de  "rendez-vous manqué" tout en ajoutant : "l'Etat vient malheureusement de botter en touche, laissant l'ensemble des acteurs en situation d'instabilité juridique face au risque sanitaire potentiel des antennes-relais". Car c'est bien du côté des antennes-relais et de ses éventuels effets sur la santé que le flou persiste. Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, évoque le "manque de transparence", distinguant ainsi, relève Le Figaro, les téléphones portables, sur lesquels on sait qu'il y a des "certitudes", et les antennes, à propos desquelles "personne n'a pu conclure qu'il y avait un risque". Quelques heures plus tôt sur BFM, signale le quotidien, la secrétaire d'Etat s'était montrée favorable à l'expérimentation d'une baisse de la valeur des émissions des antennes à 0,6 volt par mètre, ce que demandent les associations. Ces expérimentations "commenceront par une modélisation afin d’utiliser les dernières technologies disponibles. Les villes de Courbevoie et de Pau sont déjà candidates et il y en a d’autres. Un million d’euros a été dégagé par le ministère pour financer ces projets. Un comité opérationnel sera mis en place dès juin", a précisé Chantal Jouanno, citée par La Gazette des Communes. Une orientation qui semble cette fois satisfaire l'AMGVF, à lire Localtis info, qui précise cependant que les maires des grandes villes demandent à présent des "actes concrets". Localtis ajoute que la ville de Grenoble, administrée par Michel Destot, le président de l'AMGVF, s'est d'ores et déjà portée candidate pour cette expérimentation qui "serait pilotée par l'Etat avec un cadre que l'AMGVF souhaite voir explicité par le gouvernement".