Focus - Revue de presse
Mercredi 06 Mai 2009
Grenelle des antennes : de la friture sur les ondes
Le Grenelle des ondes, initié fin avril par le ministère de la Santé, débute vraiment ce mercredi 6 mai avec une réunion de travail sur la question la plus polémique : celle des antennes-relais, relève 20 minutes. Le quotidien gratuit rappelle que depuis février, les tribunaux ont déjà obligé à trois reprises les opérateurs téléphoniques Bouygues Telecom, SFR et Orange à démonter certaines antennes ou à renoncer à d'autres installations prévues. Dans le doute, Jacques Kabral, le maire de Château-Thierry, a pris depuis lundi un arrêté de fermeture temporaire d'une école maternelle et primaire de la ville située à proximité d'une antenne-relais, relève LCI, après plusieurs semaines de négociations infructueuses avec l'opérateur Orange pour déplacer l'antenne. Le 5 mai, la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM), qui souhaite être associée au Grenelle des ondes, précise La Gazette des Communes, a publié une contribution dans laquelle elle demande notamment que "de nouveaux outils règlementaires soient mis au service des élus locaux concernant l'installation des antennes-relais avec la reconnaissance du principe de précaution pour les maires". La FMVM réclame aussi que les élus "puissent bénéficier rapidement d'études incontestables sur la dangerosité ou non des antennes-relais pour la population". De son côté, l'Association française des opérateurs mobiles (Afom), citée par l'Agence France Presse, estime que l'inquiétude "n'a pas de fondement scientifique" et rappelle que l'Etat leur impose de couvrir la quasi-totalité du territoire. L'agence de presse rappelle que Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, avait évoqué, lors du lancement du Grenelle des ondes, le 23 avril dernier, "la possibilité de suspendre l'implantation de nouvelles antennes" en attendant une étude que doit rendre en septembre l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset).




