Focus - Revue de presse
Mercredi 11 Fevrier 2009
Grenelle 1 de l’environnement adopté par le Sénat
Le projet de loi de programme Grenelle de l’environnement, dit « Grenelle 1 », a été adopté hier par le Sénat à la quasi-unanimité, après 50 heures de débats et l’adoption de 263 amendements (sur 825 déposés). Seuls les sénateurs communistes se sont abstenus, du fait des « doutes qui pèsent lourdement sur l’évolution effective de la qualité environnementale de notre pays ». Les Echos ont noté à ce propos quelques déclarations faisant ressortir le climat apaisé et la tonalité presque consensuelle des débats : « La France est aujourd’hui dans un consensus républicain », s’est félicité Jean-Louis Borloo. Daniel Raoult, du parti socialiste, a exprimé sa satisfaction d’avoir « eu le temps d’examiner un texte pour une fois pas inscrit en urgence ». Marie-Christine Blandin (Verts) a estimé que « le Titanic n’a pas complètement changé de cap » mais que « chaque pas est bon à prendre ». Sur le fond, les sénateurs ont confirmé l’essentiel des orientations en matière de maîtrise de l’énergie, relève Le Figaro : division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 ; maintien de la norme de 50 kWh/m2 par an pour la consommation d’énergie primaire dans les bâtiments neufs ; côté transports, priorité aux modes alternatifs à la route et à l’aérien ; étude d’une modulation des péages autoroutiers en fonction des plages horaires. De même, les grands objectifs en matière d’agriculture, d’eau, de gestion des déchets ou de biodiversité ont été confirmés, note Le nouvel Obs.com, qui indique que les sénateurs ont aussi voté la mise en place d’un carnet de santé du salarié retraçant les expositions aux substances dangereuses durant la vie professionnelle. Développement durable.com souligne que les ONG comme Les Amis de la Terre, Greenpeace ou encore WWF, se montrent déçues : « Le texte issu du vote au Sénat ne progresse pas sur le bâtiment, et surtout, ressort très affaibli sur les transports ». Elles dénoncent un « retour en grâce inacceptable de la route » et, plus généralement, la poursuite du « rabotage des engagements du Grenelle de l’environnement ».




