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Focus - Revue de presse

Mercredi 01 Juillet 2009

Le Grand Paris de Sarkozy : oui aux "assouplissements", non aux "assoupissements"

"C'est à une mobilisation générale que j'appelle !" a déclaré Nicolas Sarkozy ce mardi 30 juin au CNIT de la Défense, à propos du Grand Paris, lors d'une table ronde présidée par Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance et président du Conseil général des Hauts-de-Seine. Deux mois après son intervention à la Cité de l'architecture à Paris, au cours de laquelle il avait lancé le grand chantier, le président de la République a confirmé le dépôt à l'automne par le gouvernement d'un projet de loi destiné à "piloter le projet du Grand Paris de façon différente de l'habitude", note Le Figaro. De ce texte devrait naître une "société à capitaux publics" pour la maîtrise d'ouvrage et l'aménagement, associant l'Etat et les collectivités locales, mais aussi les dix équipes d'architectes qui "doivent se réunir en un atelier international". L'Agence France Presse note que le chef de l'Etat a aussi souhaité que cette loi permette "d'établir un périmètre autour des gares où les procédures d'urbanisme seront assouplies. (…) Il faut des règles moins nombreuses, plus claires, où le beau et l'architecture sont de nouveau des éléments sont on peut tenir compte". On l'a compris, le président veut aller vite. Objectif : ouvrir dès 2017 les premiers tronçons des nouvelles lignes de métro annoncées il y a deux mois, relève France Soir. Ce que confirme Les Echos en indiquant que le président de la République a réaffirmé la volonté de l'Etat d'aller vite pour tenir les délais du plan transport du Grand Paris. Son ministre en charge de la relance a même évoqué la construction d'une gare TGV dans le quartier de la Défense, ajoute le quotidien économique. Autre type d'assouplissement préconisé par Nicolas Sarkoszy et évoqué par La Tribune, celui des règles du travail le dimanche concernant Paris. Selon le quotidien, cet assouplissement devrait passer par un élargissement des zones touristiques - qui bénéficient déjà d'une réglementation plus permissive -, le quartier d'affaires de la Défense, jugé zone touristique par le chef de l'Etat, ainsi que l'intégralité de Paris pourraient alors être concernés.