Imprimer

Focus - Revue de presse

Vendredi 16 Octobre 2009

François Fillon "inflexible" malgré les reproches des collectivités sur les réformes

Un Premier ministre "inflexible" sur la réforme des collectivités territoriales, "malgré la révolte des élus" : c'est ce que titre le site Internet Médiapart, à la suite de la réunion de la Conférence nationale des exécutifs (CNE), jeudi 15 octobre.

Cette réunion, qui rassemble les représentants des élus locaux (AMF, ADF etc.) ainsi que certains membres du gouvernement, avait pour objectif de débattre de la réforme territoriale et de la taxe professionnelle. A l'issue de la réunion, François Fillon a réaffirmé les deux principaux objectifs de la réforme territoriale : "renforcer l'intercommunalité", par de nouveaux "transferts de responsabilités" et "rapprocher les départements et les régions, en particulier à travers une innovation qui est la création d’un conseiller territorial unique".

Le Premier ministre a ensuite défendu la réforme de la taxe professionnelle, la qualifiant d'"inéluctable". Il a affirmé que "le taux de la cotisation complémentaire" ne sera pas "fixé à un autre niveau qu’au niveau national". Une volonté qu'il justifie : "Nous n’accepterons pas qu’on recrée, à travers des libertés de fixer les taux au niveau local, finalement une nouvelle taxe professionnelle".

Du côté de l'Assemblée des départements de France (ADF), on dénonce une "parodie de concertation". Maire-Info reprend les propos du président, Claudy Lebreton, qui estime que la CNE "s'apparente à un dialogue de sourds". "Les ministres nous reçoivent, nous écoutent poliment, mais si nos propositions ne sont pas étudiées, ni expertisées, à quoi sert de continuer une discussion sans issue?", s'interroge le président de l'ADF.
Selon le quotidien La Provence, François Fillon a assuré que l'exécutif n'était pas "fermé" aux propositions mais qu'il resterait "inflexible" sur deux points. Il ne reportera pas la réforme territoriale et ne recréera pas de nouvelle taxe professionnelle, à coup d'amendements sur l'actuel projet de réforme. Que les collectivités territoriales se le disent.