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Focus - Revue de presse

Jeudi 23 Avril 2009

Les états généraux de l'Outre-mer sont officiellement ouverts, le site aussi

Le gouvernement a officiellement lancé mercredi 22 avril les états généraux de l'Outre-mer, décrétés en février par le président Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise, indique l'Agence France Presse. Selon Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, citée par Le Figaro, "à travers ces états généraux, il s'agira d'aborder tous les thèmes, sans exception, avec un grand esprit d'ouverture et sans tabou, aussi bien les thèmes de la gouvernance locale que les problèmes du dialogue social, de la culture, de la mémoire, jusqu'à ceux de l'identité". Cependant Afrik.com parle d'états généraux "boiteux" dans la mesure où les organisations qui avaient porté les mouvements de grève générale refusent d'y participer. Absences déplorées par Michèle Alliot-Marie et Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer qui ont dénoncé tous deux la politique de la chaise vide : ce qui "ne contribue certainement pas au rétablissement d'un climat social serein outre-mer ni à la préparation de son avenir", a regretté la ministre. Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, Michel Monrose, président du collectif à l'origine de la grève générale en Martinique, et secrétaire général de l'Union nationale des syndicats autonomes, affirme : "On veut nous mettre sur la touche. (…) Pour l'instant, deux projets sur lesquels nous travaillons sont notamment en dormance : le schéma martiniquais de développement économique et l'Agenda 21 (un plan d'action en matière de développement durable), mis au point par le conseil général. Le gouvernement ne s'y intéresse pas". Au cœur de ses revendications : "Que les emplois qui se libèrent, notamment dans la fonction publique, puissent être occupés par de jeunes Martiniquais diplômés qui se trouvent au chômage".
Un site Internet interactif www.etatsgenerauxdeloutremer.fr a été ouvert "pour recueillir toutes les contributions". Fin septembre, sera proposée une synthèse nationale de l'ensemble des travaux issus des états généraux, avant un conseil interministériel prévu fin octobre. Reste un "flou" persistant, selon le quotidien gratuit 20 minutes : quid de la visite de Nicolas Sarkozy outre-mer ? Le porte-parole du gouvernement a indiqué que le déplacement s'effectuera dans le calendrier "qui démarre maintenant et qui s'étale jusqu'à la fin du mois de juillet".