Focus - Revue de presse
Vendredi 24 Avril 2009
Emploi des jeunes : le double pari de l'alternance et de l'insertion durable
Nicolas Sarkozy a annoncé, ce vendredi 24 avril, un plan de 1,3 milliard d'euros pour la formation et l'emploi des jeunes, particulièrement touchés par la hausse du chômage, notamment axé sur l'apprentissage et les contrats professionnels, relève Le Point. "La France depuis des décennies a un taux d'emploi des jeunes qui est l'un des plus faibles de l'OCDE", a déploré le chef de l'Etat : (…) un peu moins d'un jeune sur deux a un emploi en France, (…) dans les autres pays, c'est deux jeunes sur trois". Les Echos fait l'inventaire des mesures annoncées pour doper la formation en alternance et aider à l'insertion durable. Le premier volet vise à : renforcer l'apprentissage avec un objectif de 320.000 recrutements entre juin 2009 et juin 2010 ; soutenir les contrats de professionnalisation avec un objectif de 170.000 recrutements ; développer les contrats d'accompagnement formation pour préparer à l'emploi ; développer les écoles de la deuxième chance. Côté volet insertion durable, les mesures sont destinées à : favoriser les stages (rémunération à partir du deuxième mois de stage) et les embauches de stagiaires (prime à l'embauche), doubler le nombre des contrats initiative emploi, renforcer les contrats aidés publics transférables dans le secteur privé. Educpro.fr note que les trois mesures les plus coûteuses de ce plan sont le développement des contrats de professionnalisation (226,6 millions d'euros pour 2009 et 2010), la prime à l'embauche de stagiaires en CDI (150 millions d'euros) et le dispositif zéro charge élargie à toutes les entreprises qui recruteront un apprenti (100,8 millions). Quant aux réactions, Challenges relève celle de Laurence Parisot, présidente du Medef, qui a approuvé "sans réserve" le plan, celle de l'Union professionnelle artisanale (UPA) qui a manifesté "beaucoup d'intérêt", celle de Martine Aubry, première secrétaire du PS, qui y voit "des tours de passe-passe", celle du PCF qui a déploré "de nouveaux cadeaux aux grandes entreprises", celle de la CGT qui a réclamé que les aides aux entreprises soient conditionnées à des embauches en CDI.




