Focus - Revue de presse
Lundi 25 Mai 2009
Elections européennes : candidats en quête d'électeurs
La campagne électorale officielle pour les Européennes du 7 juin (en France métropolitaine ; du 4 au 7 juin sur le territoire de l'Union européenne), avec ses traditionnels spots audiovisuels et son affichage public, a commencé ce lundi 25 mai à zéro heure et s'achèvera le samedi 6 juin à minuit, indique l'Agence France Presse, qui précise que dans les trois départements et quatre collectivités d'outre-mer, elle prendra fin un jour plus tôt, le vote étant avancé. Quinze jours pour mobiliser, titre La Dépêche, qui indique que 161 listes, qui devront encore être validées d'ici ce soir par le ministère de l'Intérieur, ont été déposées. Un nombre inférieur à celui de 2004, qui en avait recensé 168. Le Figaro rappelle les règles du jeu : chaque liste doit comporter un nombre de candidats égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription, à savoir : 13 en Ile-de-France et le Sud-est, 10 dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, 9 dans l'Ouest et dans l'Est, 5 dans le Massif Central et 3 outre-mer. La répartition des sièges dans la circonscription se fait à la plus forte moyenne entre les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés. Challenges complète : le 7 juin, les Français éliront, à la proportionnelle, 72 députés au Parlement européen, soit six de moins qu'il y a cinq ans, l'élargissement de l'Union européenne ayant modifié les quotas d'élus par pays. Les candidats se bousculent, mais les électeurs beaucoup moins, constate Radio France Internationale. Moins d'un Français sur deux a l'intention d'aller voter. La faute à qui ? s'interroge RFI. Aux formations politiques, aux médias ? Cette année, c'est le mode de scrutin qui est particulièrement critiqué : les huit grandes circonscriptions régionales ne correspondent à aucune réalité géographique, dénoncent les petits partis. Plus grave, souligne la radio internationale, beaucoup d'électeurs croient encore aujourd'hui que cette élection se déroule sur deux tours. Alors que 60% des lois votées à Paris seraient d'origine européenne, entend-on dans cette campagne, l'Europe paraît toujours aussi lointaine aux Français. Ce que confirment les candidats, militants et autres responsables du Parti socialiste, invités à témoigner par Le Monde. Extraits : "La plupart des gens ne voient pas l'enjeu" (Renaud Legrave, cinquième sur la liste Sud-ouest) ; "Sur les marchés, il est difficile d'engager la discussion sur l'Europe. Nos interlocuteurs parlent d'abord de leurs difficultés de vie et ils ne font pas si facilement le lien avec la dimension européenne" (Stéphane Le Foll, deuxième sur la liste Ouest) ; "J'ai même croisé des gens qui m'ont demandé s'ils avaient le droit de voter aux européennes" (Olivier Dussopt, député maire d'Annonay). L'Europe lointaine pour les Français ? Pas seulement pour eux, si l'on en croit Les Echos, qui qualifie l'euroscepticisme de "valeur en hausse dans l'Union". Bien que 53% des Européens soutiennent l'Union, l'euroscepticisme gagne du terrain. Cela pour plusieurs raisons, allant du déficit démocratique à la crainte de la globalisation, avance le journal économique. L'euroscepticisme condamne-t-il pour autant l'Europe ? questionne Les Echos. Au contraire, estiment certains. "Critiquer l'UE est un acte citoyen !" explique, optimiste, Renaud Dehousse, de Sciences Po Paris. "Ce n'est pas une pathologie, mais l'expression de la démocratie ", ajoute Catharina Sorensen, du Danish Institute for international studies. Sagesse ou méthode Coué ?




