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Focus - Revue de presse

Mercredi 12 Aout 2009

Déficit budgétaire : quand la fiscalité ne fait plus "recettes"

Le déficit budgétaire de la France s'est encore creusé à 86,6 milliards d'euros fin juin contre 32, 8 milliards un an plus tôt, en raison du plan de relance et de la crise qui réduit les recettes fiscales, a annoncé mardi 11 août le ministère du Budget, relayé par l'Agence France Presse. Ce creusement record – de 53,8 milliards ! – s'explique d'abord par l'effondrement des recettes fiscales, confirme Le Figaro, le plus touché étant l'impôt sur les sociétés, qui n'a rapporté que 5,5 milliards au 30 juin 2009, au lieu des 28,4 milliards encaissés au 30 juin 2008. Le quotidien souligne que la diminution des résultats des entreprises en 2008 a entraîné, à elle seule, une moins-value pour les caisses de l'Etat de 17,3 milliards. Il s'agit là d'une conséquence de la crise, commente-t-il. "Nous avons pris acte de cette dégradation puisque pour l'ensemble de 2009, nous tablons sur des recettes d'impôts sur les sociétés de 20 à 25 milliards d'euros, contre 49 milliards en 2008", précise-t-on au ministère du Budget. Les Echos relève que les recettes de la TVA, elles, ont chuté de 16,4%, à 54,5 milliards d'euros, et la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) s'inscrit en recul de 12,1, à 7 milliards. Seul l'impôt sur le revenu connaît une évolution positive (+ 3,3%, à 31 milliards), note le quotidien économique. Mais, précise-t-il, les rentrées sont, pour l'essentiel, encore basées sur les rémunérations de 2007. Ainsi, le produit des recettes fiscales nettes s'élève fin juin à 108,5 milliards d'euros, indique Acteurs publics, en baisse de 35,6 milliards par rapport à la même date en 2008, le ministère invoquant "l'évolution défavorable de la conjoncture" et, à hauteur de 8,9 milliards, les "mesures de soutien à la trésorerie des entreprises" adoptées dans le cadre du plan de relance. Côté dépenses, celles-ci atteignent 180,6 milliards (budget général et prélèvements sur recettes) contre 173,5 milliards un an plus tôt, rapporte le site, qui complète : cela traduit notamment la mise en place du plan de relance, selon le ministère du Budget. Les dépenses exécutées au titre de ce plan (directement exécutées par les ministères ou versées à des opérateurs de l'Etat) s'élèvent ainsi à 6,3 milliards d'euros, fin juin. "Hors plan de relance, les dépenses du budget général diminuent d'une année sur l'autre de 0,4 milliard d'euros", selon le ministre. Pour Les Echos, les débats de la rentrée budgétaire devraient donc porter sur la maîtrise des dépenses et la recherche d'économies. Le journal rappelle à ce propos les pistes parlementaires évoquées ce week-end dans le Journal du dimanche, concernant les "niches fiscales", comme une franchise ou une baisse générale des taux de réduction d'impôt (lire la revue de presse Connexité du 11 août).