Focus - Revue de presse
Jeudi 13 Aout 2009
Déficit budgétaire (suite) : "Misons sur les réformes !"
Alors que la polémique sur la baisse des avantages fiscaux fait rage, Eric Woerth, ministre du Budget, a déclaré ce mercredi (12 août) qu'il n'y aurait, en tout cas, pas d'augmentation d'impôt, indique La Tribune. Il l'a réaffirmé, sur TF1, malgré le creusement du déficit budgétaire de la France en juin (lire les revues de presse de Connexité des 11 et 12 août). "Le gouvernement constate une chute des recettes (de l'Etat) mais ne prévoit évidemment pas d'augmentation d'impôts qui conduirait à rajouter de la crise à la crise", a déclaré le ministre à la télévision. De même, Eric Woerth n'a pas l'intention de changer ses prévisions de déficit budgétaire pour l'année 2009, note L'Express, qui rappelle les derniers chiffres : 86,6 milliards d'euros fin juin 2009, soit une hausse de 50 milliards par rapport à la même période de 2008. "Ces chiffres sont conformes à nos prévisions, c'est ceux que j'ai donnés à l'Assemblée nationale" a dit le ministre du Budget sur TF1. L'Express précise que le 30 juin, il avait déclaré devant les députés que le déficit de l'Etat atteindrait 125 à 130 milliards cette année, dont environ 85 milliards – les deux tiers – directement imputables à la crise. L'Agence France Presse relaye cette affirmation du ministre : "Les autres pays ont des déficits bien supérieurs au déficit français, et la vraie réponse, c'est de solliciter la croissance. C'est cette croissance qui nous permettra de sortir de cette situation de finances publiques tendue". Pour cela, a-t-il expliqué, il faut miser sur "des réformes structurelles", comme celle des retraites ou des collectivités territoriales. Et d'ajouter : "Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, c'est aussi une réforme structurelle (…) qui est une réponse directe à cette crise". Quant aux niches fiscales, Eric Woerth a confirmé que le sujet serait débattu au Parlement lors de la discussion sur la Loi de finances, tout en précisant : "Il y a encore plus de justice, plus d'égalité à mettre en matière d'avantages fiscaux ; il y a évidemment beaucoup d'avantages qui tiennent compte de situations difficiles ou de travaux qu'on fait dans sa maison, donc on va faire très attention à ça". Le Figaro relève la réaction du ministre à la polémique déclenchée par la décision de BNP Paribas de prévoir environ un milliard d'euros pour les bonus de ses traders cette année, alors que la banque a reçu 5,1 milliards d'euros d'aides de l'Etat au titre du plan français de soutien au secteur bancaire. Il a estimé qu'il faudrait "réguler un peu plus" ce secteur pour obtenir que les banques "prêtent" aux entreprises afin de faire repartir la "machine économique". "La machine économique repartira quand les banques aussi reprêteront", a-t-il souligné.




