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Focus - Revue de presse

Lundi 16 Mars 2009

Crédit à la consommation : fin du « revolving sur la tempe » ?

Il sera présenté en Conseil des ministres d’ici à la mi-avril, il devrait être examiné cet été par le parlement, pour une entrée en vigueur dès 2010, note Le Figaro : l’avant-projet de loi sur le crédit à la consommation était présenté aujourd’hui par Christine Lagarde, ministre de l’Economie, Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la Consommation et Martin Hirsch, haut commissaire à la Jeunesse et aux Solidarités actives. Ce projet vise notamment à encadrer la publicité et les conditions de souscription, précise Le Monde, qui cite la déclaration de la ministre lors d’une conférence de presse ce matin : « C’est un projet de loi qui vise à responsabilité le prêteur ». Il vise plus particulièrement le crédit renouvelable ou « revolving », une enveloppe de crédit qui se renouvelle, dans la limite du plafond fixé, au fil des remboursements, explique le quotidien du soir. Dans un entretien au Journal du Dimanche, Christine Lagarde parlait de « crédit plus responsable et transparent ». « Les prêts ne pourront plus être signés à la sauvette, ajoutait la ministre. Ce sera un projet de loi pour lutter contre la publicité trop agressive, les crédits qui ne se remboursent jamais ou les rachats de crédit sauvages. Je veux également renforcer les responsabilités des établissements de crédit. Ils auront une double obligation : informer les emprunteurs et vérifier leur niveau d’endettement. » Vendredi 13 mars, une enquête nationale « accablante » de l’UFC-Que choisir dénonçait les distributeurs de crédit qui « favorisent le malendettement des ménages » en orientant massivement les consommateurs vers un crédit revolving (72 %), sans donner d’information claire et lisible (82 %) ni vérifier la solvabilité de l’emprunteur (87 %). Alain Bazot, président de l’association, accuse ces établissements de « mettre le crédit revolving sur la tempe du consommateur ». Le projet de loi prévoit d’imposer, dans toutes les publicités relatives à un crédit, la mention légale : « Un crédit vous engage et doit être remboursé » relève La Tribune.