Focus - Revue de presse
Mercredi 10 Juin 2009
La consultation publique, nouvelle vague du Grenelle de la mer
Le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, a lancé ce mardi 10 juin la consultation du public sur le Grenelle de la mer, soulignant que ce ne pouvait être uniquement "l'affaire des gens du littoral" mais devait être celle de "tous les Français", indique l'Agence France Presse, qui précise que des réunions régionales, ouvertes au public, se tiendront dans dix-huit villes, dont sept outre-mer. "Je suis convaincu que la mer sauvera la terre, je pense que c'est notre nouvelle frontière", a déclaré le ministre, cité par L'Express, à l'occasion de la remise des rapports des quatre groupes de travail (groupe 1 : "La délicate rencontre entre la terre et la mer : gestion de la bande côtière" ; groupe 2 : "Entre menaces et potentiels, une mer fragile et promesse d'avenir : activités littorales et marines"; groupe 3 : "Partager la passion de la mer : vers une nouvelle culture maritime [sensibilisation, éducation, formation]" ; groupe 4 : "Planète mer : inventer de nouvelles régulations"). Sur le mode du Grenelle de l'environnement, ajoute le site de l'hebdomadaire, les représentants de cinq collèges – Etat, collectivités locales, syndicats, patronat et ONG – ont formulé une série de recommandations. Les arbitrages seront rendus lors d'une table ronde finale en juillet. Actu-environnement relève que cinq cents propositions ont été formulées pour "traiter les grands enjeux liés à la mer et au littoral, à la préservation des milieux et à l'exploitation durable de ses ressources". Objectif : "déboucher sur une série d'engagements précis, quantifiés et partagés", a indiqué Jean-Louis Borloo. Le Monde note que ces propositions ne sont pas toutes consensuelles et que les sujets conflictuels sont nombreux. L'enjeu, ajoute-t-il, est de concilier le développement des activités économiques en mer et sur le littoral, de plus en plus nombreuses, et la protection de ces zones, aujourd'hui menacées par la pollution et la surexploitation. La France est particulièrement concernée, souligne le quotidien : grâce à sa présence outre-mer, sa zone économique exclusive (ZEE) – qui s'étend jusqu'à 200 milles (370,4 km) des côtes – est la deuxième au monde avec 11 millions de km2. Si le Grenelle a permis de "réelles avancées", selon les associations de protection de l'environnement, le "changement de cap" espéré n'est pas au rendez-vous, commente Le Monde. L'abondance des propositions, d'importance inégale, rend peu lisibles les priorités des participants. Actualites-news-environnement indique que tous les rapports des groupes de travail sont en ligne sur le site www.legrenelle-mer.gouv.fr, et que sur le même site, les Français pourront s'exprimer, du 10 au 24 juin, sur ces propositions et sur les thématiques, via des forums de discussion.




