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Focus - Revue de presse

Mardi 05 Mai 2009

Compte à rebours pour le revenu de solidarité active (RSA)

Le revenu de solidarité active (RSA) entrera en vigueur le 1er juin prochain en France métropolitaine. Il remplacera le revenu minimum d'insertion (RMI), l'allocation de parent isolé (API) et certaines aides forfaitaires temporaires comme la prime de retour à l'emploi. Il sera également versé à des personnes qui travaillent déjà et dont les revenus sont limités. Son montant dépend à la fois de la situation familiale et des revenus du travail. Le RSA sera versé (à compter du 1er juillet) par les Caisses d'allocations familiales ou les Caisses de mutualité sociale agricole. Il concerne plus de trois millions de ménages. Voilà pour les informations de base publiées sur le site officiel du revenu de solidarité active : http://www.rsa.gouv.fr. A un mois du RSA, la presse fait les comptes : "Plus de 30.000 Morbihanais au RSA", écrit Le Télégramme, "Le conseil général prêt pour les 35.000 Ligériens" (habitants des Pays de Loire), annonce Le ProgrèsOuest France s'interroge : "Le RSA permet-il de retrouver un emploi ?". Libération (du 29 avril) témoigne : "A un mois du RSA, les plus pauvres des Français se croisent au 39 39", numéro de Allô Service Public qui reçoit depuis le 2 avril quelque 5.000 appels de personnes qui souhaitent savoir si elles auront droit au RSA. Exemples : "Je suis seule depuis sept ans. J'ai deux enfants de moins de 25 ans à charge. (…) Je touche 123,92 euros d'allocation familiale, 300 euros par mois de pension alimentaire" Résultat commenté par le quotidien : elle aurait été éligible au RSA si le revenu de son foyer ne dépassait pas 664 euros par mois, mais elle indique qu'il est "légèrement supérieur", grâce à un petit boulot. Elle raccroche déçue. La personne suivante aura "plus de chance" : elle "ne touche rien, ni salaire, ni chômage, ni allocations familiales, ni aide au logement", son mari gagne 1.300 euros et ils ont un enfant en charge. D'après le test, elle est "éligible" au RSA. Localtis Info parle de défi "redoutable" et de délai "très court", reprenant ainsi les propos de Hervé Drouet, directeur général de la Caisse d'allocations familiales, quant à la mise en place des "dernières pièces du puzzle" RSA. Nombre de réglages et de négociations entre les départements et leurs partenaires doivent encore avoir lieu, commente le site, qui ajoute : tous assurent toutefois qu'ils seront prêts. Selon lui, il semblerait entre autres que l'on ne sache pas toujours exactement qui va faire quoi et comment, ne serait-ce qu'au stade du recueil des demandes et de l'instruction, notamment selon les départements, certains ayant fait des choix différenciés. Ce qui ne semble pas gêner Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des départements de France (ADF), lequel estime qu'il est "au contraire précieux de cultiver nos différences". Ce à quoi Martin Hirsch répond : "On n'a pas le droit de se louper".