Focus - Revue de presse
Vendredi 20 Novembre 2009
Les collectivités associées au lancement du grand emprunt
Trente cinq milliards d'euros : c'est le montant du grand emprunt arrêté par la commission de Michel Rocard et Alain Juppé. Jeudi 19 octobre, la commission a rendu son rapport au président de la République. Un emprunt qui ne se finalement pas ouvert aux Français, mais qui sera lancé auprès des marchés.
Dans les colonnes de Libération, le 18 novembre, Michel Rocard expliquait sa décision : "pour lever auprès des particuliers, il faudrait les allécher (avec un taux d’intérêt supérieur, ndlr), ce qui coûte plus cher. Ça ne vaut pas le coup", estime l'ancien Premier ministre.
Comme l'explique La Gazette des communes, les 35 milliards d'euros correspondent à un investissement public qui sera "tourné vers l'innovation". Au final, l'Elysée prévoit "un investissement total de 60 milliards d'euros par effet de levier vis-à-vis des financements privés, locaux et européens". Un montant qui sera dirigé pour répondre à "sept grandes priorités stratégiques". L'investissement sera réparti "entre 17 grands programmes porteurs d'une rentabilité directe ou indirecte", précise La Gazette.
Près de la moitié des 35 milliards d'euros reviennent au soutien à l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation. Sont également concernés : le numérique, les énergies décarbonées, la "mobilité du futur", les sciences du vivant etc. Et, comme le souligne Localtis, "pour à peu près tous les axes, il est question de cofinancements publics... avec, en bonne place, le concours financier des collectivités". Le site Internet cite l'exemple du projet de développement des PME innovantes, pour lesquelles est proposée la création d'un "fonds d'innovation sociale", qui serait abondé par les collectivités locales.
Pour le ministère de l'Economie, les investissements d'avenir s'autofinanceront rapidement. Le quotidien Les Echos cite les estimations du ministère dans son édition du 20 novembre : "La commission attend des estimations détaillées de Bercy […] Les premiers calculs font état d'un surcroît durable de l'ordre de 0,5 point de PIB à un horizon de cinq ans". Un coup de pouce à la croissance française, très attendu en temps de crise économique.
