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Focus - Revue de presse

Mercredi 18 Mars 2009

Chassé croisé autour de l’endettement des collectivités locales

Trois publications s’intéressent sous des angles différents à l’endettement des collectivités locales, régions et départements. L’Express dresse la carte de l’endettement des régions au 1er janvier 2008 (avant la crise internationale) en euros par habitant, d’après un document de la Direction générale des collectivités locales (DGCL), au ministère de l’Intérieur. Avant la crise, la dette de nos régions se tenait dans des limites tout à fait raisonnables, commente l’hebdomadaire : 12 milliards d’euros au total, soit à peine 200 euros par habitant, avant d’ajouter : il est toutefois probable que l’endettement des collectivités locales, et notamment celui des régions, dérape sérieusement, du fait de la crise et du poids des prêts « toxiques » dans les finances locales. Moyenne nationale de l’endettement par habitant : 201 euros. Tête de peloton : la Corse, avec 1069 euros par habitant  (30 fois plus que Midi-Pyrénées). « Mais l’endettement n’est pas forcément synonyme de mauvaise gestion, plaide Adrien Zeller, président de la commission finances de l’Assemblée des régions de France, s’il se traduit par des investissements ». Localtis relève une étude que vient de publier l’agence de notation Moody’s, qui met en avant le risque réel de dégradation de la situation financière des régions tout en rappelant que par rapport à leurs homologues européens, les exécutifs régionaux sont plutôt bien lotis. L’agence note entre autres que la part des recettes fiscales est passée de 66 % à 38 % des recettes de fonctionnement, perte insuffisamment compensée par des dotations de l’Etat. Elle prévoit également un creusement des écarts entre régions. Capital et Capital.fr présentent un tableau des « départements vertueux et ceux qui gaspillent », établi sur la base de chiffres-clés de la gestion départementale et régionale recueillis auprès de Bercy (dépenses de fonctionnement, d’équipement, dettes, fiscalité locale). Selon le magazine économique, certaines disparités constatées s’expliquent notamment par le nombre d’habitants, les dépenses d’équipement selon qu’il s’agit par exemple d’un département de haute montagne ou très urbanisé. D’autres disparités sont davantage liées à la gestion plus ou moins rigoureuse des élus locaux.