Focus - Revue de presse
Mercredi 15 Avril 2009
Absentéisme à l'assemblée nationale : une question omniprésente
Après le rejet du texte de la loi Hadopi, jeudi 9 avril, par 21 voix contre 15, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le parlement, Roger Karoutchi, a fait part, lundi 13 avril, de sa volonté de voir appliquer "des sanctions financières en cas d'absences répétées", comme cela est prévu dans les règlements de l'Assemblée et du Sénat, relève Le Monde. Trente six députés sur 577 ont voté sur le texte Hadopi. Autrement dit, remarque Jean-Michel Apathie, chroniqueur politique à RTL, 6,23% des députés de la république française "faisaient leur boulot" ; autrement dit encore, 93,77% des députés de la République "faisaient autre chose". Cependant, interrogé ce mercredi 15 avril par Le Figaro, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, estime, quant à lui, que la sanction financière doit rester "une mesure extrême". S'il considère "être le premier responsable et le premier fautif, au moins pour défaut de vigilance", il se dit "profondément déçu par l'attitude du groupe socialiste" et déclare que "le vrai sujet, c'est de revoir notre méthode de travail". Il réunira d'ailleurs à ce propos le bureau du groupe UMP le 28 avril. "Il faudra probablement modifier notre règlement intérieur sur ce point" ajoute-t-il. Quant à l'éventuelle relance de l'idée du mandat unique, il "reste convaincu que l'exercice d'un mandat local est très utile pour la qualité de nos débats à l'Assemblée", à une condition cependant : "que les députés prennent leurs dispositions pour être tous présents du mardi matin au jeudi soir". L'absentéisme à l'Assemblée, une question récurrente. Récemment, Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale estimait que la programmation du temps législatif était une occasion de lutter contre. Cité par Profession politique info, il déclarait : "Les députés pourront mieux gérer leur agenda de travail. Ils sauront combien de temps durera l'examen de tel ou tel texte". Dans un autre entretien à RMC, le 28 août 2008, il affirmait : "j'ai pour objectif, avec la réforme institutionnelle que nous venons de voter, avec la réforme du règlement que nous allons mettre en place, de pouvoir appliquer les articles du règlement qui sanctionnent financièrement l'absentéisme excessif, injustifié, des parlementaires. Pour un député absent, une retenue sur indemnité est prévue. Et mon objectif est de pouvoir le mettre en place d'ici la fin de la législature".




