Entretiens
Mercredi 15 Avril 2009
Spécial Connexité aux 14es Rencontres de l'ORME - Technologies de l'information et de la communication dans l'éducation (TICE) : peut-on parler de déficit d'usages ? Réponses de Dominique Liautard
Dominique Liautard, chercheur au Laboratoire de recherche sur les Médias, l'Information et la Connaissance – Université de la Méditerranée
Le Laboratoire de Recherche sur les Médias, l'Information et la Connaissance, Médiasic, développe ses recherches au sein de l'Université de la Méditerranée (Marseille). Dominique Liautard y mène ses activités de chercheur. Au centre de ses recherches : le rôle des ressources éducatives (technologies de l'information et de la communication - TIC), comme levier d'évolution des dispositifs d'éducation ; la compréhension des caractéristiques de l'information numérique dans le rapport aux savoirs et à la connaissance ; l'observation des usages des TIC en éducation ; la qualification des nouveaux produits et services multimédias en éducation ; l'accompagnement de l'innovation par les usages en éducation ; l'économie des médias éducatifs et culturels.
Elle a notamment coordonné les travaux de recherche sur le dispositif Ordina13, opération d'envergure lancée en 2003 par le département des Bouches-du-Rhône, tous les élèves de 4e recevant à chaque rentrée des classes un ordinateur portable doté de logiciels de bureautique et d'outils tels que dictionnaire, encyclopédie… ainsi qu'une clé USB.
Dans l'entretien qu'elle a accordé à Connexité, Dominique Liautard pose la question du déficit d'usages des technologies de l'information… mais aussi de la difficulté à établir un bilan desdits usages. D'ailleurs la notion même de bilan n'est-elle pas à reconsidérer ? Peut-elle s'appliquer à "ce que représente la définition des usages, objets non marchands ?". Ne doit-on pas lui préférer la notion d'externalité, qui consiste à considérer les conséquences d'une action dans l'environnement plutôt que l'action elle-même. Auquel cas, "si on considère l'environnement de l'enseignant, celui de la classe, de la ressource, des élèves, nous avons effectivement des signaux qui sont la preuve qu'il y a des usages qui se développent, des configurations spatiales qui changent, des mesures administratives qui se prennent, des environnements ressources qui se modifient", ce qu'on appelle des "externalités positives" qui sont la manifestation d'usages en train de se mettre en place.





