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Jeudi 26 Novembre 2009

Les sénateurs débattent des réductions d'effectifs dans la fonction publique

Le taux de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux "est appliqué de manière variable selon les ministères", a expliqué mercredi 25 novembre, le sénateur Philippe Marini. A l'occasion du débat au Sénat sur les effectifs de la fonction publique pour 2010, le rapporteur général de la commission des finances a précisé que le ministère de la Justice crée des emplois alors qu'à la Défense, à l'Ecologie ou au Budget, "le taux de non-remplacement peut atteindre 3 sur 4".
Dans le projet de loi de finances pour 2010, le plafond des postes rémunérés par l'Etat diminue de 100.000 emplois, dont 34.000 non renouvellement de fonctionnaires partant à la retraite.
Pour la sénatrice Jacqueline Gourault : "L'objectif de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux ne doit pas être appliqué inconsidérément : il faut analyser les besoins de chaque administration". Cette réduction du nombre de postes inquiète également la sénatrice Anne-Marie Escoffier, qui insiste pour préserver "l'excellence du service public". Les suppressions de postes doivent entraîner des économies qui bénéficient aux fonctionnaires en poste (augmentation de salaire), a souligné Eric Doligé, membre de la commission des finances.
De son côté, le ministre du Budget, Eric Woerth, a de nouveau pointé du doigt les effectifs de la fonction public territoriale, qui ont augmenté "indépendamment des conséquences de la décentralisation", selon lui. Le ministre du Budget souhaite attirer l'attention des collectivités sur les "dérives budgétaires". Le ministre a expliqué que les opérateurs de l'Etat seront, eux aussi, associés aux réductions d'effectifs. "Nous voulons leur appliquer les règles que l'État s'impose à lui-même", a indiqué le ministre.