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Vendredi 13 Novembre 2009
La réforme territoriale provoque le débat sur la parité
Pour le secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales, Alain Marleix, la réforme territoriale se traduira par une progression de la parité. Alain Marleix a reçu trois présidentes de délégations aux droits des femmes de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique et social : Marie-Jo Zimmermann, Michèle André et Françoise Vilain.
Ces trois femmes politiques ont dénoncé, mercredi 11 novembre, dans un communiqué, les effets de la réforme territoriale, qui "éliminerait un nombre considérable de femmes des responsabilités politiques départementales et régionales". Elles ont souligné que le mode de scrutin uninominal est défavorable aux femmes car les partis politiques préférent "sacrifier aux habitudes traditionnelles" en écartant "les femmes des sièges jouables". Or la réforme prévoit l'élection des conseillers territoriaux à 80% au scrutin uninominal et à 20% selon un scrutin proportionnel de liste.
Alain Marleix estime au contraire que ce nouveau mode de scrutin imposant une part de proportionnelle aura pour conséquence la présence systématique des femmes dans les conseils généraux. A l'heure actuelle, les conseillers généraux sont élus au scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Les conseillers régionaux sont eux désignés au scrutin de liste à deux tours.
Le secrétaire d'Etat a ajouté que la réforme territoriale prévoit de mettre en place dans les communes de 500 à 3.500 habitants, des élections au scrutin de liste et non plus au scrutin uninominal, ce qui devrait favoriser la parité dans les conseils municipaux.




