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Mercredi 30 Septembre 2009
Dette publique : les arbres montent-ils jusqu'au ciel ?
L'Insee publie à chaque fin de trimestre un état de l'évolution de la dette publique au sens de Maastricht. Les dernières données publiées (dette à la fin du deuxième trimestre 2009) ne sont pas, comme il se doit, du meilleur cru.
La dette de l'État s'accroît de près de 10 points en un semestre (de 1.036,2 à 1.135,4 milliards d'euros, soit une progression de 9,6%). L'Insee mentionne trois facteurs explicatifs : le creusement du déficit budgétaire, le financement par l'État de prêts accordés au secteur automobile (6,3 milliards d'euros) ainsi que des prises de participation de la Société de prise de participation de l'État (SPPE) dans des banques françaises (3,7 milliards d'euros).
Si les administrations publiques locales affichent un recul de leur dette par rapport au niveau enregistré à fin 2008 (de 146,7 à 141,1 milliards d'euros), l'Insee mentionne toutefois que ce mouvement est comparable, dans sa nature, à celui observé au cours du premier semestre des années précédentes. La comparaison entre les niveaux de dette atteints d'une part à la fin du premier semestre 2008 (132,8 milliards d'euros), d'autre part à la fin du premier semestre 2009 (141,1 milliards d'euros) permet de "redresser" la perspective : la dette des administrations publiques locales gagne alors 8,3 milliards d'euros, soit 6,2% et participe du même mouvement que la dette publique de l'État.
Une perspective de long terme révèle en revanche un comportement très nettement différencié. Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) sur une période de 30 ans, la dette publique de l'État passe de 12,9% du PIB en 1978 à 53,1% à fin 2008 quand celle des administrations publiques locales affiche une quasi-stabilité (de 6,9% en 1978 à 7,5% en 2008).
En tout état de cause, l'enseignement majeur des données de l'Insee est un alourdissement sans précédent du "fardeau de la dette" : l'ensemble des administrations publiques doit s'acquitter d'un montant total de 1.428 milliards d'euros soit 73,9% du PIB. La montée en charge est étourdissante : 3,4 points de plus en 6 mois (70,5% du PIB à fin 2009) et 8,2 points de plus en 12 mois (65,7% à fin juin 2008) !




