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Mercredi 08 Fevrier 2012
Les maires inquiets des effets de la crise dans les petites villes
Près de huit maires de petites villes sur dix déclarent "avoir perçu une montée de la précarité dans leur commune au cours de ces derniers mois". C’est ce que montre l’enquête réalisée par l’Association des petites villes de France (APVF) sur les effets de la crise.
Parmi les autres enseignements de cette étude à laquelle deux cents élus ont répondu : 83% d’entre eux considèrent que l’existence d’un centre communal d’action sociale (CCAS) reste indispensable pour garantir aux administrés un égal accès à leurs droits sociaux, allant ainsi à l’encontre de la proposition de loi du sénateur Eric Doligé supprimant l’obligation pour les communes de disposer d’un CCAS et les autorisant à dissoudre leur CCAS pour en exercer directement les missions. A noter que cette proposition de loi de simplification des normes applicables aux collectivités locales sera examinée en séance publique le 15 février.
Autre constat : les maires de petites ville rencontrent des difficultés dans l’ensemble des domaines de l’action sociale, en particulier dans ceux du logement et de l’accompagnement vers l’insertion. Près de sept maires sur dix jugent le financement des actions sociales de leur commune préoccupant, en raison notamment de l’affaiblissement du soutien financier de la caisse d’allocations familiales et des risques à venir concernant les financements émanant du département.
L’APVF rappelle que "les petites villes n’auront pas les moyens financiers et humains pour faire face à cette montée de la précarité si l’Etat continue de se désengager financièrement et exprime le vœu que les départements, dont la situation financière reste difficile, puissent continuer à assurer leur mission de solidarité entre les territoires".
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