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Vendredi 10 Septembre 2010
Loi HPST et permanence des soins en question au Sénat
Hier, jeudi 9 septembre, les questions d’actualité au Gouvernement étaient à l’ordre du jour. L’une d’entre elles concernait la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) et ce qu’il est convenu d’appeler le "désert médical" dans certaines parties du territoire. Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère, s’adressant à la ministre de la Santé, a qualifié la loi HPST de "désastre" et déploré que "certaines zones périurbaines et rurales (soient) abandonnées, la permanence des soins n’y (soit) plus assurée, les services d’urgences (soient) engorgés." Exprimant sa crainte que bientôt, dans certains territoires, les médecins soient classés parmi les "espèces en danger", le sénateur a demandé à la ministre ce qu’elle comptait "faire en urgence".
Rejetant l’imputation des problèmes de démographie médicale à la loi HPST, Roselyne Bachelot a rappelé que "ce texte crée un corps d’étudiants boursiers, avec un contrat d’engagement dans le service public. (…) Les intéressés seront affectés dans les zones sous-denses. Nous avons aussi réévalué la médecine générale, une filière choisie par 49 % des internes, contre 36 % en 2006."
La ministre a également encouragé la création de maisons de santé pluridisciplinaires. "Nous en finançons 250 ! Une cellule spéciale, au sein des agences régionales de santé (ARS), examinera les projets. Nous avons augmenté de 20 % les honoraires versés dans les zones sous-denses. Toutes les mesures que nous avons prises produiront leur effet."




