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Actualités

Mardi 07 Septembre 2010

Les maires des petites villes "fortement inquiets pour l’avenir des finances locales"

"Avec la suppression de la taxe professionnelle, la charge de la fiscalité locale pèsera davantage sur les ménages", alerte l’Association des petites villes de France (APVF), présidé par Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées et premier adjoint à la mairie de Figeac (département du Lot). L’APVF craint surtout un éventuel gel en valeur des concours financiers de l’Etat aux budgets locaux pour les trois années à venir, lequel "constituerait un nouveau coup dur pour les finances communales, dont la population ne pourrait, à court terme, que ressentir les effets négatifs." D’où sa demande au Premier ministre de "retenir, dans la loi de finances pour l’an prochain, un taux d’évolution des concours financiers de l’Etat au moins égal à l’inflation prévisionnelle."

L’APVF fait remarquer par ailleurs que plus de la moitié des petites villes n’ont pas augmenté les impôts cette année. Celles qui ont été contraintes à le faire ont limité l'augmentation à 3,5 % en moyenne. Encore est-ce dû le plus souvent au "désengagement de l’Etat et aux transferts de compétence mal compensés." S’y ajoute "la double nécessité, pour les élus de terrain, de soutenir des populations fragilisées par l’atonie économique et de participer à l’effort de relance, notamment par des projets structurants."