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Actualités

Lundi 06 Septembre 2010

Les jeunes urbanistes dénoncent "une fonction publique territoriale à deux vitesses"

Les collectivités locales sont les premiers employeurs des urbanistes avec un tiers de leurs débouchés professionnels, relève un communiqué du collectif national des jeunes urbanistes (CNJU) qui rend compte des premiers résultats d’une enquête réalisée auprès d’un panel de 567 jeunes urbanistes déclarant exercer depuis la fin 2008.

Cent quatre-vingt-huit d’entre eux ont trouvé un emploi au sein des collectivités territoriales et leurs groupements, dont 68% exercent leurs compétences dans les domaines de la coordination et la conduite de projets urbains et territoriaux, et 59% dans ceux de l’analyse et de la prospective territoriale.

Toutefois, souligne le CNJU, l’enquête révèle que 91% des jeunes urbanistes exerçant dans les collectivités locales ont été recrutés par la voie contractuelle et qu’à peine 5% d’entre eux relèvent du statut d’attaché territorial. "Pour l'heure, note le communiqué, la fermeture de l’accès des diplômés en urbanisme à la spécialité "Urbanisme, aménagement et paysage" du concours d’ingénieur territorial ne se traduit pas donc par un report des candidatures et des embauches vers le grade statutaire d'attaché territorial. Celui-ci est pourtant toujours présenté par les ministères de l'Intérieur et de la Fonction publique comme le débouché privilégié des diplômés de l'université." (…)

"Les élus locaux sont contraints à recourir massivement à la voie contractuelle, une pratique de recrutement instaurant ainsi une fonction publique à deux vitesses. Faute de pouvoir trouver leur place au sein des filières administratives et techniques, les diplômés des instituts d'urbanisme et des formations supérieures en aménagement du territoire seront écartés des fonctions de direction et d'encadrement des collectivités locales."