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Mercredi 04 Aout 2010

Garde à vue : le ministère de la Justice salue la décision du Conseil constitutionnel

Selon le porte-parole du ministère de la Justice, la censure du Conseil constitutionnel de certaines dispositions relatives à la garde à vue "s’inscrit totalement et parfaitement dans le cadre de la réforme que Michèle Alliot-Marie a initiée il y a maintenant plus d’un an".

Guillaume Didier a déclaré vendredi 30 juillet que la réforme était partie du constat qu'il y avait "trop de gardes à vue" et pas assez de droits pour les personnes gardées à vue. Dans une décision rendue publique le même jour, le Conseil constitutionnel avait déclaré inconstitutionnelles plusieurs dispositions du code de procédure pénale, relatives à la garde à vue. Saisi dans le cadre d'une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil a reporté l'abrogation des dispositions au 1er juillet 2011, afin de laisser le temps au Parlement de modifier les textes concernés.

Guillaume Didier a rappelé que, dans son projet de réforme de la procédure pénale, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie envisage de pérenniser l’entretien de l’avocat avec le gardé à vue dès la première heure, mais également d’en prévoir un deuxième à la douzième heure. Le projet de réforme prévoit également "que l’avocat ait accès en temps réel aux procès verbaux d’interrogatoires au fur et à mesure de leur rédaction".

Conséquence de la décision du Conseil constitutionnel, Guillaume Didier assure que la ministre de la Justice va "enrichir son projet "au regard des analyses du Conseil constitutionnel avant de le transmettre dans les prochaines semaines au Conseil d’Etat". Objectif : faire en sorte que la garde à vue et la procédure pénale soient réformées avant l'été 2011.