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Lundi 14 Juin 2010
Le ministre de l'Education sur le devant de la scène médiatique
Titulaire du premier budget de l'Etat (59,6 milliards d'euros), premier employeur de France (près d'un million de fonctionnaires), l'Education nationale est une institution qui occupe le devant de la scène, et donc des médias, plus qu'à son tour. Les mois et les années à venir étant marqués du sceau de l'assainissement des finances publiques (voir notre focus du jour, François Fillon : déficit public et souveraineté nationale), le ministre en titre – également porte-parole du Gouvernement –, Luc Chatel, a manifestement choisi d'occuper le terrain médiatique. La meilleure défense reste toujours l'attaque… En témoigne un jeu de questions-réponses publié par le site internet du ministère (Clés Actu du 4 juin 2010).
Un jeu qui débute par un rappel des contraintes budgétaires et par l'affichage d'une volonté politique réaliste : "l'enjeu n'est pas de dépenser plus mais de prendre ses responsabilités en dépensant mieux".
Un jeu qui se poursuit avec une défense et illustration de la méthode retenue par le ministre. Fondée sur l'association de toutes les académies et de tous les acteurs locaux à la réflexion, elle doit permettre une large diffusion de toutes les bonnes pratiques identifiées, ainsi qu'un apport de solutions aux "situations dans lesquelles les moyens ne sont pas utilisés de manière efficace".
Un jeu qui finit avec cinq réponses-déclarations touchant à cinq sujets sensibles. Primo, les classes ne seront pas surchargées : seules "celles qui sont nettement en dessous d'un nombre raisonnable d'élèves" verront leur effectif "ajusté". Secundo, les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) seront maintenus ; des évaluations seront régulièrement menées pour adapter ce dispositif aux besoins des élèves. Tertio, la scolarisation des enfants de moins de trois ans ne sera pas remise en cause dans les territoires prioritaires. Quarto, le Plan de renforcement des langues a pour objectif de faciliter l'apprentissage des langues dans le primaire ; leur enseignement sera désormais dispensé, de manière exclusive, par des "professeurs des écoles, titulaires, qualifiés et formés". Quinto, et pour finir, Luc Chatel rappelle que des écoles ouvrent et ferment à chaque rentrée en fonction des évolutions démographiques, et qu'aucune mesure particulière n'est prévue dans ce domaine pour les années à venir.




