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Lundi 15 Octobre 2012

La valorisation des savoir-faire publics, une véritable stratégie

Finances publiques, organisation et gestion des fonctions régaliennes, contrôles, protection de l’environnement, information économique, ingénierie culturelle, expertise scientifique et technique… autant de domaines susceptibles de pouvoir bénéficier des savoir-faire dont sont porteuses les personnes œuvrant au sein du secteur public, riches de leurs connaissances, compétences et autres expériences accumulées pour le plus grand profit d’autres administrations, d’entreprises, de chercheurs en France et partout dans le monde.

Ces "ingrédients essentiels des missions de service public (…) sont au cœur de la modernisation du secteur public", selon l’Agence du patrimoine immatériel de l’Etat (APIE), qui vient de publier une fiche pour développer une stratégie de valorisation des savoir-faire publics.

Ces savoir-faire, "souvent uniques et reconnus comme de grande valeur", comptent parmi les "principaux actifs immatériels des administrations". Quelques exemples de savoir-faire publics cités par l’APIE : expertise du ministère de l’Intérieur en termes de gestion des grandes catastrophes (comptage, identification des victimes…) et de prévention des risques ; savoir-faire des inspecteurs de l’Inspection générale des finances dans le domaine de l’audit et du conseil financiers ; savoir-faire de la Cour des comptes en matière de contrôle de la gestion des administrations et organismes publics ; capacité d’analyse et de prospective d’organismes publics chargés d’identifier les évolutions socio-économiques, comme l’INSEE…

Pourquoi valoriser ces savoir-faire, à quoi et à qui cela sert-il ? Une telle valorisation "est d’abord positive pour l’administration elle-même, répond l’APIE, elle permet d’améliorer ses performances, de participer à l’innovation dans la sphère publique, de financer de nouveaux projets…". Les agents publics qui y travaillent, y gagnent notamment une reconnaissance de leurs compétences. Quant aux entreprises, chercheurs et autres administrations, elles bénéficient, outre du savoir-faire recherché, de bonnes pratiques, de gain de temps et d’efficacité. Pour les usagers, enfin, c’est la possibilité d’accéder à de nouvelles ressources ou de nouveaux services.

Reste la mise en place de la stratégie elle-même, véritable objet de la fiche APIE, qui s’appuie notamment sur quatre étapes : identification des objectifs, étude d’opportunité, choix des modes de valorisation, élaboration de l’action…

Aller plus loin

La fiche "Développer une stratégie de valorisation des savoir-faire publics"

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