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Mardi 13 Mai 2014

Véhicules électriques : les bornes de recharge confiées à un opérateur national

L’État a repris la main sur l’implantation des bornes de recharge pour véhicules électriques. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait manifesté sa confiance aux communes et intercommunalités pour se charger elles-mêmes de la mise en place d’un réseau efficace pour ces véhicules, dont l’autonomie ne dépasse pas les 120 km. Constatant que les résultats étaient loin de ses espérances, « Nous visons 16.000 points de recharge d’ici à la fin 2014, contre 8.000 aujourd’hui. Un certain nombre de ces bornes sont installées en région parisienne grâce à Autolib.» confiait-il au quotidien 20 minutes le 6 mai dernier, le ministre a fait volte-face sur ce sujet.

Une proposition de loi adoptée au Sénat le 6 mai dernier en procédure accélérée va effectivement changer la donne. L’article 1er dispose que « l'État ou un opérateur, y compris un opérateur au sein duquel l'État ou un de ses établissements publics, seul ou conjointement, détient une participation directe ou indirecte, peut implanter sur le domaine public » les bornes électriques et cela sans « être tenu au paiement d’une redevance ».

Arnaud Montebourg parle d’un système où « nous sommes tous gagnants ». L’opérateur finance lui-même les équipements, si la commune l’accepte. Elle réalise ainsi une belle économie. En contrepartie l’opérateur ne verse pas de redevance aux mairies « au titre de l’occupation du domaine public ». Deux opérateurs s’étaient manifestés au moment de l’interview. Il s’agissait de Bolloré et EDF-Renault-Nissan. Arnaud Montebourg précise que les communes qui le désirent pourront continuer à installer des bornes. A cet effet, elles seront « soutenues grâce à une enveloppe dédiée des investissements d’avenir, de 50 millions d’euros ».

Le développement des bornes de recharge sur le territoire s’insère dans le programme de la Nouvelle France industrielle. Celui-ci se divise en 34 plans, présentés par François Hollande lui-même le 12 septembre 2013 à l’Élysée, en présence d’Arnaud Montebourg. L’ambition de ce programme est triple. Il s’agit de « se situer sur un marché de croissance », de s’appuyer sur « des technologies que la France maîtrise » et d’occuper une position forte sur ce marché de croissance grâce notamment à des entreprises performantes.

Dans cette perspective, le développement du véhicule électrique est une préoccupation du ministre du Redressement productif. Quand on lui dit que le marché est encore faible, il répond « Mais les ventes décollent. Elles ont progressé de +50% en 2013 par rapport à 2012. » avant d’ajouter plus loin « je rappelle qu’acheter un tel véhicule, c’est défendre l’industrie française, puisque nous nous imposons comme le leader mondial sur ce segment grâce à Renault et à Nissan. ».

Pour aller plus loin :

Arnaud Montebourg interviewé par le quotidien 20 minutes


La proposition de loi adoptée au Sénat le 6 mai dernier

 

 

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