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Mercredi 25 Janvier 2012

Trop ou pas assez d’e-administration ? Qu’en disent les Français ?

Ni trop, ni pas assez, répondent 47 % des Français dans un sondage réalisé par l’institut Harris Interactive pour le compte de Berger-Levrault, dans la perspective de son prochain colloque sur le thème "E-administration : transparence des données et satisfaction des citoyens" qui aura lieu en 2012.

Lignes de fracture

Si près de la moitié des Français estiment en effet qu’il n’y a ni trop ni pas assez de possibilités offertes d’effectuer des démarches en lignes sur les sites des administrations publiques, la seconde moitié, grosso modo, est partagée entre deux attitudes contraires mais à parts égales : 22% regrettant une insuffisance dans ce domaine tandis qu’une proportion identique (22%) juge cette dématérialisation déjà trop engagée.

Du côté des demandeurs de plus d’e-administration: plutôt les hommes (28%), les 25-34 ans (30%), les cadres et professions libérales (38%), les plus diplômés (30%), les habitants de la région parisienne (30%) et les personnes qui se connectent à Internet tous les jours ou presque.

Dans le camp de ceux qui pensent qu’on est déjà allé trop loin : plutôt les personnes âgées de 65 ans et plus (36%), les peu ou pas diplômés (27%), les habitants en zone rurale (27%) ainsi que les personnes ne disposant pas d’un accès à Internet (36%).

Arguments, interrogations et inquiétudes

Quels sont les arguments, interrogations et autres inquiétudes exprimés par nos compatriotes quant à l’enregistrement de leurs données personnelles en ligne ?

Les personnes interrogées sont majoritairement d’accord pour dire que "cela permet d’effectuer des démarches administratives plus rapidement et de gagner du temps grâce aux données préenregistrées" (74%). De même, 55% (mais seulement 18% sont tout à fait d’accord) pensent que "cela permet d’offrir un service plus adapté à chacune des situations personnelles".

Quant aux craintes exprimées, elles concernent principalement la déshumanisation du service public (perte de contact avec les agents, impossibilité de parler directement à quelqu’un lorsqu’on en a besoin…) et le défaut de sécurisation des données (piratages à des fins malhonnêtes, données rendues publiques, vente des données à des organismes privés pour des fins de démarchage…). Autre difficulté mise en avant, notamment par les personnes âgées et les catégories populaires (72%) : celle liée à l’utilisation même desdits services en ligne (64%).

Données sensibles

S’agissant du type de données personnelles que les Français sont prêts à enregistrer en ligne sans trop d’arrière-pensée ou au contraire se montrent plutôt rétifs voire franchement hostiles, les premières concernent les données d’état civil, les éléments ayant trait à leurs situations familiale (43%) et professionnelle (38%), leur casier judiciaire (53%), les prestations sociales (53%)… En revanche, les internautes déclarent très majoritairement leur hostilité à enregistrer en ligne des données concernant leur dossier médical (68%), leurs revenus (70%) et surtout leurs coordonnées bancaires (77%).

Aller plus loin

L’actualité connexite.fr du 23 janvier 2012 : "Les rendez-vous Berger-Levrault : des nouveaux services à l’e-administration… d’un colloque à l’autre"

La Une de connexite.fr du 24 janvier 2012 : "E-administration : transparence et satisfaction des usagers au cœur du prochain colloque Berger-Levrault"

Les résultats complets sur le site Harris Interactive

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