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Jeudi 24 Novembre 2016

Trois millions d’euros en plus pour prévenir la radicalisation

Le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports annonce une enveloppe supplémentaire de 3 M€ pour financer la prévention de la radicalisation. Ce, après le dégagement, en mai dernier, de 40 millions d’euros sur trois ans, via le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), pour soutenir des actions de repérage et de prise en charge de personnes radicalisées initiées par les collectivités territoriales. Une rallonge qui soutiendra avant tout les initiatives menées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

C’est ainsi que, conformément à la mesure 47 du Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme (PART), adopté le 9 mai dernier, chacun des 435 contrats de ville devra être obligatoirement complété par un plan d’actions d’ici la fin de l’année. "Pour y parvenir, le Gouvernement a décidé de compléter dès 2016 les crédits du FIPD destinés à la prévention de la radicalisation", précise une circulaire de la Secrétaire générale du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, datée du 22 novembre. Les 3 M€ annoncés seront délégués aux préfectures les plus concernées d’ici la fin de l’année.

Le Gouvernement rappelle à ce propos que le pilotage opérationnel de la prévention et du traitement de la radicalisation est désormais assuré à l’échelon départemental, sous l’autorité du préfet. Parmi les nombreux outils créés pour prévenir ou enrayer les processus de radicalisation, il cite :
- l’ouverture d’une plateforme téléphonique nationale dédiée aux familles, qui permet la signalisation d’un proche (N° vert : 0 800 005 696) ;
- la création d’un fichier de suivi des individus radicalisés, le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation terroriste ou FSPRT ;
- l’élaboration d’une grille d’indicateurs de radicalisation violente, utilisable par tous les acteurs de terrain ; 
- l’ouverture de sites Internet dédié à la prévention et à la lutte contre la propagande djihadiste (Stop-djihadisme.gouv.fr et toujourslechoix.fr) ;
- la création d’équipes mobiles d’intervention afin d’appuyer l’action des préfets pour la prise en charge des individus et des familles ayant fait l’objet d’un signalement ;
- l’ouverture, en septembre dernier, du premier centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté, localisé en Indre-et-Loire. Le plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme, présenté par le Premier ministre Manuel Valls le 9 mai dernier, prévoit la création d’un centre par région.

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PART du 9 mai 2016

 

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