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Lundi 12 Janvier 2015

Tous Charlie à l’Ecole : le Gouvernement prépare une "mobilisation renforcée pour les valeurs de la République"

Au lendemain de la marche républicaine qui a rassemblé quelque 1,5 million de personnes à Paris (au total plus de 3,5 millions de manifestants en France), et de la déclaration du Premier ministre, Manuel Valls, exprimant le vœu "que l’état d’esprit de ce 11 janvier reste", la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, doit consulter dans la journée, syndicats d’enseignants, représentants d’élèves et associations de parents d’élèves. Objectif : "préparer une mobilisation renforcée de l’Ecole pour les valeurs de la République". Dès demain, mardi 13 janvier, elle rencontrera les recteurs avec le Premier ministre, Manuel Valls.

Le 7 janvier, la ministre avait adressé à l’ensemble des personnels enseignants une lettre les invitant à se mobiliser personnellement : "Il appartient à l’Ecole de faire vivre et de transmettre les valeurs et les principes de la République", rappelant, d’une part, que "La République a confié à l’Ecole, dès son origine, la mission de former des citoyens, de transmettre les valeurs fondamentales de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité", d’autre part, que "l’Ecole de la République transmet aux élèves une culture commune de la tolérance mutuelle et du respect" avant de souligner : "Chaque élève y apprend à refuser l’intolérance, la haine, le racisme et la violence sous toutes leurs formes".

Qu’en est-il de cette dernière déclaration, en forme de profession de foi, de la ministre, qui se voit contrainte à appeler à la mobilisation générale de tous les acteurs de l’Education nationale. "Comment se fait-il que trois jeunes adultes français n’ont pas trouvé d’autres raisons de vivre que d’assassiner leurs semblables ?" interrogeait, à la veille de la marche républicaine, un responsable de la Ligue de l’enseignement. Quid du comportement de certains élèves, certes très minoritaires, qui ont perturbé la minute de silence en hommage aux victimes de Charlie Hebdo ? Ce qui a provoqué cette réaction du Premier ministre ce matin sur RMC : "Dans mon pays, je ne veux pas que l’on puisse dire que l’ennemi, quand un élève répond à une question d’un enseignant, c’est le Juif. Je ne veux pas qu’il y ait des jeunes qui fassent le V de la victoire après ce qui s’est passé. Je ne veux pas qu’il y ait des jeunes qui se reconnaissent dans ces terroristes barbares qui ont assassiné des journalistes, des policiers, des Juifs français parce qu’ils étaient juifs".

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Aller plus loin

La lettre de Najat Vallaud Belkacem

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