Imprimer

A la une

Mercredi 09 Juillet 2014

La tertiarisation de l'économie atténue l'impact de la crise sur les métropoles en matière d'emploi

Dans son numéro 1503 de juin 2014 Insee Première révèle, via une étude, que les métropoles ont mieux résisté à la crise, en matière d’emploi, en comparaison aux autres territoires français. L’explication est à chercher du côté de la spécialisation des métropoles dans le secteur tertiaire, secteur moins durement touché par la crise que les autres. Ainsi, dans les très grandes aires urbaines, la part dans l'emploi du secteur "commerce, transports, services divers" est plus forte qu’ailleurs : 59 % à Paris, 49 % dans les treize plus grandes aires de province en 2011. Simultanément, les parts dans l’emploi des secteurs primaire et secondaire ont diminué.

L’étude constate une proportion élevée des emplois qualifiés dans les très grandes aires urbaines. La part des cadres dans la population active constitue un indice de "métropolisation" important. Ainsi l’aire urbaine de Paris enregistre une part de 27,9 % de cadres parmi ses actifs en 2011 (+ 1,8 point depuis 2006). Le niveau élevé des qualifications a relativement préservé les métropoles de la hausse du chômage ces dernières années : "alors que la part des chômeurs déclarés parmi les actifs de 25 à 54 ans a augmenté en France métropolitaine de 0,7 point, la hausse est plus faible dans les très grandes aires urbaines de province (+ 0,3 point en moyenne) et à Paris (+ 0,2 point) [sur la période 2006-2011)".

La tertiarisation de l’économie s’observe également à l’échelle du pays "entre 2006 et 2011, d'après le recensement, l'industrie a perdu 11,3 % de ses emplois en France métropolitaine et les effectifs de l'agriculture ont encore reculé de 9,2 %". Elle constitue un point de clivage entre les métropoles. Si l’emploi industriel est en baisse partout, les grandes aires urbaines marquées par un passé industriel enregistrent une baisse d’attractivité. Celle-ci est consécutive à un taux de chômage plus important par rapport aux autres grandes aires urbaines. Ce phénomène est observable dans le nord de la France, excepté Lille qui est relativement préservé. À l’inverse "Les aires urbaines du Sud-Ouest et de la façade atlantique, en particulier les plus grandes, sont celles qui ont le mieux résisté à la crise économique".

Pour aller plus loin :

Insee Première N° 1503 - juin 2014

 

ShareThis
Connexite Premium

Publicité