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Mercredi 27 Mai 2015

Les syndicats de fonctionnaires demandent une "augmentation immédiate, générale et significative de la valeur du point d’indice"

Dans une lettre ouverte au président de la République, datée du 26 mai, les organisations syndicales de la fonction publique (CGT, FSU, FO, Solidaires, FAFP) dénoncent les conditions d’exercice des agents qui se sont "extrêmement dégradées et deviennent préoccupantes". Elles demandent "l’ouverture de négociation permettant d’aboutir à une augmentation immédiate, générale et significative de la valeur du point d’indice ainsi que des mesures de rattrapage pour les pertes intervenues les années antérieures".

Rappelant le gel des traitements depuis 2010, qualifié par les syndicalistes de "mesure injuste et régressive sans précédent", ceux-ci en soulignent les conséquences pour les agents des trois versants de la fonction publique et de toutes catégories : "une perte de pouvoir d’achat inédite et catastrophique", avec des "effets de paupérisation" pour nombre d’entre eux.

S’agissant de l’emploi, les cinq organisations dressent un sombre constat : poursuite et aggravation de postes, "hormis les rares secteurs définis comme prioritaires", et leurs conséquences sur l’exercice des missions publiques "mis à mal" et les conditions de travail "détériorées". Elles réclament à la fois la fin des suppressions d’emplois et les créations "dans les meilleurs délais des emplois statutaires nécessaires pour répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire". Elles dénoncent en passant "le recours indu à la précarité et au non titulariat [qui] ne cesse de progresser dans les trois versants", et demandent la mise en œuvre d’urgence d’un "vaste plan de titularisation et des mesures fortement contraignantes vis-à-vis des employeurs publics pour mettre un terme à ces recours abusifs et insupportables".

Et la lettre de conclure : "Monsieur le président, l’heure n’est plus simplement aux propos sur les valeurs irremplaçables de la fonction publique et le rôle indispensable de ses agents. L’heure est maintenant aux mesures pour répondre aux attentes de ceux-ci."

"Avec 44 milliards d’euros de remboursement de la dette, on ne peut pas tout faire tout de suite", a répondu leur ministre, Marylise Lebranchu, ce 27 mai sur RTL, avant d’ajouter : "Nous en discuterons bien évidemment jusqu’à la fin du mandat. Chacun va regarder les recettes de l’Etat autant que la dépense qui est très lourde."

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Lettre ouverte au président de la République

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