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Lundi 23 Mai 2016

"Les services publics sont aussi au service des entreprises", paroles de ministre

"Comment améliorer l’efficacité de la sphère publique", tel est le thème de la rencontre-débat organisée ce 23 mai par le MEDEF (Mouvement des entreprises de France). Répondant à l’invitation de l’organisation patronale, Annick Girardin, ministre de la Fonction publique, a, dans son discours, défendu l’idée de l’action publique au service du développement économique. "Les entreprises sont le moteur de l’économie française, les services publics sont là pour les accompagner", a-t-elle déclaré, puis, reprenant à son compte les propos de Pierre Gattaz, président du MEDEF, "les services publics sont au service des Français mais aussi des entreprises", a-t-elle souligné.

Concrètement cela se traduit par la mise en place par l’Etat d’un "environnement propice et favorable au développement de l’économie française : infrastructures, réseaux de transport, services pour les employés, éducation, santé, sécurité…" "Autant d’investissements qui, selon la ministre, facilitent et accompagnent le développement de vos entreprises et le bien-être de vos salariés". En outre, a-t-elle ajouté, "la fonction publique s’efforce de maintenir une égalité d’accès au service entre les citoyens et d’aider les territoires (notamment les plus fragiles) à se développer et à attirer des entreprises". D’où, selon elle, l’absurdité à opposer entreprise et fonction publique : "Le public comme le privé sont à la fois interdépendants et complémentaires".

Quant à l’efficacité de l’action publique, thème du colloque, la ministre a souhaité, selon sa formule, "déconstruire un certain nombre de discours à la mode et leur opposer un démenti catégorique", s’agissant notamment des qualificatifs  "privilégiés", "surprotégés", "absentéistes" accolés aux fonctionnaires de façon "caricaturale", ou encore des "attaques" se concentrant sur leur nombre jugé trop élevé "qui pèserait dangereusement sur les finances publiques". Une "approche mathématique" qu’elle récuse, d’autant que, a-t-elle précisé, "la France, avec 90 emplois pour 1.000 habitants, a le même nombre d’emplois publics que le Royaume-Uni (88 pour 1.000 habitants) mais est très en deçà des pays nordiques (160 pour 1.000 habitants)". De même qu’elle rejette la privatisation d’une partie du service public, laquelle "constituerait un net recul social".

Annick Girardin a, par ailleurs, tenu à défendre la "spécificité du statut des fonctionnaires", à la fois légitime – "Il est normal que les agents de la fonction publique soit protégés… parce qu’ils ont des missions particulières et qu’ils servent l’intérêt général"–, et garant de l’impartialité, de l’indépendance et de la neutralité dont bénéficient l’entreprise elle-même, qui "n’a pas besoin de se soucier de l’opinion politique d’une administration", tout comme le fonctionnaire, ainsi "protégé d’éventuelles pressions politiques ou économiques".

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