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Mercredi 03 Septembre 2014

La responsabilité du Gouvernement en cause le 16 septembre

Engager la responsabilité du gouvernement, la mesure avait été évoquée après le remaniement du mois d'août. Mais sa probabilité restait faible.

Le choix de remanier avait été fait pour discipliner les ministres et unifier la ligne gouvernementale. Exit l'aile gauche du parti socialiste et les écologistes, cap sur la version libérale, très "centre gauche" du gouvernement. Confirmé par le Président de la République, le nouveau gouvernement n'avait pas à se soumetter automatiquement à un vote de l'Assemblée nationale. Pourtant, les échéances qui l'attende, dès le 9 septembre, nécessitent de s'assurer du soutien de la majorité des parlementaires. En effet, plusieurs grands textes auraient pu, de facto, servir d'outils de défiance envers le Gouvernement. La loi de finances pour 2015, dont l'examen débutera en automne, contiendra les mesures complémentaires du pacte de responsabilité comme les premières mesures de coupe budgétaire dont le niveau devrait atteindre 50 milliards d'euros d'ici la fin de la législature, était une première menace. La réforme territoriale, en particulier avec la possible disparition des départements, à laquelle s'oppose les élus ruraux - et donc les sénateurs - en était une seconde.

Le Premier ministre a choisi de frapper fort en mettant sa majorité devant ses contradictions. Plus de 80 parlementaires de la majorité avaient annoncé, en avril, être en désaccord avec la politique du gouvernement. Mais un seul a voté contre le projet de loi de finances rectificative. La seule "fronde" dans le Palais Bourbon a été constatée lors du vote du Pacte de stabilité et de croissance.

Les "frondeurs" restent-t-ils virulent ? Les Universités du Parti socialiste ont été à la fois un lieu d'opposition et de dialogue, qui a peut-être permis un rapprochement sur la ligne gouvernementale.

La 16 septembre permettra d'y voir plus clair.

 

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