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Lundi 31 Aout 2015

Une École « fière de la République » à la veille de la rentrée scolaire ?

À la veille de la rentrée scolaire, la ministre de l'Éducation nationale a annoncé l'esprit de la troisième année de la « Refondation de l'École ». Exigeante et juste, elle devra être au coeur de la République.

Exigeante, l'École devra l'être envers les élèves, mais aussi envers elle-même. Tirant les conséquences de la dégradation des performances scolaires depuis une dizaine d'année, dont a témoigné le classement PISA de 2012 qui sert de fil rouge à l'argumentation du gouvernement, il est souhaité que « la maîtrise de la langue française comme des savoirs et compétences mathématiques [soient] inscrites au cœur des apprentissages. » Au début de la classe de CE2, la maîtrise de ces matières seront évaluées par les enseignants. Si cette initiative est saluée par les enseignants, les syndicats demandent la mise à disposition de banques d'outils utilisables écoles par écoles, ce qui n'existe pas encore.

Juste, l'École est dotée désormais d'une carte des priorités unique avec l'instauration des réseaux d'éducation prioritaire. 1089 réseaux existent, dont 350 REP+ aux moyens renforcés, ont été mis en place pour éviter toute mesure de saupoudrage de l'argent public et renforcer les effets des politiques volontaristes en matière de lutte contre le décrochage et des difficultés sociales. À la rentrée 2015, 102 réseaux préfigurateurs ont été instaurés pour permettre d'expérimenter tant les nouveaux objectifs d'accueil et de soutien des élèves que les moyens de formation et de stabilité des équipes pédagogiques. Les syndicats souhaitent une extension des périmètres des réseaux et que le ministère accorde plus de temps d'allègement de service.

Au coeur de la République, l'École est en première ligne pour « faire connaître aux élèves les valeurs de la République, mieux lutter contre toutes les formes de discrimination ou de violences, et amener chacun d’entre eux à devenir un citoyen responsable et libre », notamment par un renforcement de la laïcité. 

Ces trois grands principes n'entrainent pas une réforme en elle-même : ils expliquent la réforme qui sera mise en place en 2016... sauf pour la réforme de la maternelle qui se déploit dès 2015. Les critiques envers celle-ci se rapprochent de celles portant sur la refondation de l'École : des objectifs louables, mais un manque d'accompagnement par l'administration. Les réactions sont diverses : soit palier à ces insuffisances du ministère en mettant en place des outils pour préparer la réforme, soit mettre la pression sur l'administration centrale pour qu'elle mette les moyens nécessaires. 

Une journée de grève est ainsi prévue en septembre... et une mobilisation l'est également en octobre.

Aller plus loin : 

 

 

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