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Vendredi 29 Aout 2014

La rentrée de la continuité à l'Éducation nationale

Le ministère de l’Éducation nationale a changé de direction, mais pas de programme. Le Conseil des ministres du 27 août a été l’occasion de rappeler « le cap », qui ne varie pas : les enseignants sont la priorité du gouvernement, en termes de création de poste comme de formation d’une part et les trois axes prioritaires de l’éducation nationale visent à une meilleure intégration des élèves dans la société en particulier au sein du marché du travail.

L’ambition de recruter 60.000 personnes sur l’ensemble du quinquennat, dont 40.000 lors des seules années 2013 et 2014 est poursuivie. Pour la rentrée 2014, ont été créés 2 355 postes dans le premier degré, 1 986 postes dans le second degré de l’Éducation nationale et 150 postes dans l’enseignement agricole. Notons que le plan « Ambition enseigner » du début de l’année 2013 prévoyait de recruter 21.350 enseignants, selon la répartition suivante dont 9 400 postes ouverts aux concours pour le premier degré et 12 950 postes pour le second degré, qui entreront en poste en septembre 2015.

Les recrutements de l’année 2013 avaient été l’occasion de lancer les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPÉ) et leurs étudiants achèvent leur cycle de formation par l’année de master 2 en alternance, comme fonctionnaires stagiaires après avoir passé les concours de l’Éducation nationale. Trois modules sont alternés : la continuité de l’acquisition des savoirs de la discipline enseignée pendant 150 heures sur l’année, l’apprentissage du savoir-faire (compétences à acquérir pour l’exercice du métier) également pendant 150 heures et leur application pratique avec des « stages en responsabilité » effectués en alternance. La montée en compétence et le temps d’exercice du métier est ainsi profondément renforcé par rapport à la première année de master, durant laquelle seules 6 semaines de stages, sur deux semestres, sont prévues. Ce sont ces 20 000 étudiants qui deviendront professeurs dans le primaire ou le secondaire à la rentrée 2015.

Voir l’organisation type de la formation en ESPÉ

L’avenir de l’éducation n’étant pas que composé des futurs enseignants, le ministère poursuit également le dialogue sur les programmes. « Les premières semaines de l’année scolaire sont dédiées à la consultation des enseignants sur le socle commun de connaissances, de compétences et de culture et le nouveau programme de la maternelle. Enfin, une conférence nationale sur l’évaluation des élèves est organisée dans les premiers mois de l’année scolaire et sera la base de l’adoption de pratiques évaluatives réfléchies, explicites, claires et justes » indique la communication du Conseil des ministres, ce qui ne diffère pas des annonces précédentes. Ce qui est nouveau en revanche est la mise en œuvre des mesures programmées. Le rapprochement entre l’enseignement et le monde professionnel se dote d’outils originaux, comme les campus des métiers et des qualifications qui permettent de créer des liens entre des établissements d’enseignement secondaire et supérieur, des laboratoires de recherche et les entreprises dans douze lieux répartis sur le territoire métropolitain. Six grands domaines sont concernés : l’aéronautique, l’énergie, le numérique, les travaux publics, le tourisme, la métallurgie-plasturgie et l’habitat.

Voir la carte de France des campus

La lutte contre le décrochage reste le deuxième axe prioritaire du ministère : un plan d’action est annoncé pour le mois d’octobre.

Enfin, la lutte contre les inégalités est présentée comme le troisième axe du programme de la rentrée : « une phase de préfiguration de la refondation de l’éducation prioritaire portera sur 102 réseaux de collèges et d’écoles caractérisés par d’importantes difficultés sociales (REP+) » et 2 400 assistants d’éducation auxiliaires de vie scolaire, dont le rôle auprès des élèves en situation de handicap sera pérennisé par la conclusion de contrat à durée indéterminée.

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